«Une délégation en provenance de l'Iran est bel et bien en route pour Québec», a confirmé vendredi en conférence de presse le secrétaire général de l'UIP, Anders B. Johnsson. Le Soleil avait publié cette information vendredi matin.
Cette invitation allait de soi pour l'UIP. «Notre obligation est d'inviter tous les pays, alors on a invité tous les pays», a rappelé un des membres canadiens de l'UIP, le sénateur Dennis Dawson.
En septembre, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, avait ordonné la fermeture de son ambassade à Téhéran. L'élu conservateur avait donné cinq jours aux diplomates iraniens pour quitter le Canada.
Des invitations ont aussi été acheminées à des parlementaires de l'Iran et de la Corée du Nord. Rien n'indique cependant que ces élus seront du congrès dans la capitale. «Certaines délégations ont éprouvé des difficultés, bien que d'autres aient reçu des visas», a souligné le secrétaire général Anders B. Johnsson. «Les cas ne sont pas tous résolus.»
La rencontre des 670 parlementaires des quatre coins du monde s'ouvre dimanche au Centre des congrès de Québec. L'UIP compte sonder ses membres sur les meilleurs moyens pour assurer la diversité politique dansle monde.
«La responsabilité de protéger la diversité n'a jamais été aussi importante qu'aujourd'hui», a insisté hier le président de l'UIP, Abdelwahed Radi. «Le monde est de plus en plus fragmenté selon les lignes de failles religieuses.»
Le président a évoqué plusieurs points urgents à aborder, dont la violence contre les chrétiens en Syrie et la diffamation contre la religion au Mali.
L'UIP se penchera sur des cas concrets de violation de droits de l'homme impliquant des parlementaires, promet le président. «Nous allons aider les pays en transition ou qui sortent d'un conflit», a résumé Abdelwahed Radi.