L'UIP a demandé au ministère des Affaires extérieures que tous les pays membres soient invités, incluant la Syrie et la Corée du Nord, mais on ignore si les visas demandés ont été délivrés.
Le gouvernement a tout de même délivré des visas pour les Iraniens, une décision qui surprend compte tenu de l'expulsion de tous les diplomates de ce pays en poste au Canada, le mois dernier.
Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, avait alors annoncé la fermeture de son ambassade à Téhéran et donné cinq jours aux diplomates iraniens pour quitter le pays. Il avait accusé l'Iran de fournir une aide militaire au régime de Bashar Al-Assad et de refuser de se conformer aux résolutions des Nations Unies concernant son programme nucléaire.
M. Baird avait également reproché à Téhéran de menacer Israël, d'accueillir des groupes terroristes et de ne pas respecter les droits de l'homme. John Baird avait déclaré que le Canada considère le gouvernement iranien «comme la menace la plus importante à la paix et à la sécurité mondiales».
La Grande-Bretagne a également rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran l'an dernier. Le gouvernement d'Israël a applaudi la décision du Canada.
La Syrie est également membre de l'UIP, mais il serait surprenant qu'elle soit présente à Québec, en raison des atrocités commises par le gouvernement de Bachar Al-Assad. Elle a tout de même proposé un point d'urgence sur les violences à l'encontre des chrétiens et des autres minorités sur son territoire.
Les Émirats arabes unis ont également présenté un point d'urgence portant sur le respect et la protection de la diversité religieuse et proposant un accord international qui incriminerait la diffamation des religions.
Programme
L'assemblée de l'Union interparlementaire à Québec portera principalement sur les moyens de protéger la diversité politique. On y attend plus de 1300 participants, dont environ 670 parlementaires et présidents de parlements. L'événement se tient sous les auspices du Parlement canadien et se tiendra du 21 au 26 octobre.
Dans un communiqué de presse diffusé hier, le président de l'UIP, Abdelwahed Radi, a insisté sur les «fractures politiques, raciales et linguistiques» qui divisent le monde. Le même communiqué fait valoir que les assemblées de l'organisme constituent un forum qui rassemble plusieurs pays, y compris ceux qu'un conflit oppose ou qui sont isolés politiquement.
«La capacité à se parler et à s'écouter les uns les autres a toujours été considérée comme un premier pas pour ramener la paix», conclut le communiqué.