Financement des partis: le PQ veut mettre fin au «pouvoir de l'argent»

«Avec tout ce qu'on a entendu à la... (Photo archives La Presse)

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«Avec tout ce qu'on a entendu à la commission Charbonneau depuis quelques semaines, a laissé tomber Bernard Drainville, il est important que M. [Philippe] Couillard, M. [Raymond] Bachand et M. [Pierre] Moreau nous disent qu'ils ont l'intention d'appuyer la réforme du financement des partis politiques que nous proposons.»

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(Québec) Au lendemain des révélations compromettantes touchant des libéraux d'influence sous Jean Charest, les aspirants à la direction du PLQ doivent dire où ils logent en matière de financement politique, affirme le ministre Bernard Drainville.

À son arrivée au conseil des ministres, ce matin, le titulaire du portefeuille des Institutions démocratiques dans le gouvernement Marois a mis au défi les trois candidats en lice pour diriger le Parti libéral du Québec d'endosser ce que le Parti québécois entend proposer.

«Avec tout ce qu'on a entendu à la commission Charbonneau depuis quelques semaines, a laissé tomber M. Drainville, il est important que M. [Philippe] Couillard, M. [Raymond] Bachand et M. [Pierre] Moreau nous disent qu'ils ont l'intention d'appuyer la réforme du financement des partis politiques que nous proposons. Visiblement, il est grand temps de nettoyer ce système, de ramener de l'intégrité dans le financement et de mettre fin au pouvoir de l'argent.»

Le député-ministre de Marie-Victorin a fait allusion au témoignage spectaculaire que livre l'ex-entrepreneur en construction Lino Zambito. Mardi, celui-ci a affirmé s'être servi de prête-noms pour amasser illégalement 110 000 $, lors d'une activité profitant de la présence de l'ex-ministre libérale Nathalie Normandeau. M. Zambito a aussi avancé qu'un ex-organisateur d'un autre ex-ministre libéral, David Whissell, lui a exigé 50 000 $ pour régler un dossier qui se trouvait chez Mme Normandeau.

Lors de la mêlée de presse, Bernard Drainville a mentionné qu'il est «renversé par ce qui se dit à la Commission Charbonneau. L'ex-homme d'affaires et collecteur de fonds profitant au PLQ «confirme le système des prête-noms. Il confirme que les "extras" et le système de surfacturation sont utilisés massivement pour financer le Parti libéral. C'est précisément ce à quoi nous voulons mettre fin. La raison pourquoi nous voulons limiter les dons aux formations politiques à 100 "piastres", c'est justement parce qu'on veut mettre fin à l'influence de l'argent, au pouvoir des collecteurs de fonds.»

Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne s'est fait ironique en rappelant que les libéraux ont attendu deux ans avant de mettre sur pied la commission d'enquête sur la collusion et la construction.

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