Le PQ disposé à accorder plus de pouvoirs au DGE

Les révélations de Lino Zambito sur les méthodes de...

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Les révélations de Lino Zambito sur les méthodes de financement du Parti libéral du Québec commandent des explications, selon le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard.

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(Québec) Le Parti québécois est disposé à donner plus de pouvoirs au Directeur général des élections (DGE) pour lutter contre le financement illégal des partis.

Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, y est allé de cette proposition, mercredi, au lendemain des révélations compromettantes de Lino Zambito sur des libéraux d'influence du précédent gouvernement de Jean Charest.

Pendant que le ministre Bernard Drainville (Institutions démocratiques) martelait que les propos de M. Zambito démontrent que le temps d'un grand ménage a sonné, le ministre Bédard a rappelé que les libéraux ont adopté une loi, en 2010, élargissant la capacité d'intervention du DGE.

Selon la législation, c'est lui qui reçoit les contributions, qu'il remet ensuite aux partis. Le DGE peut également obtenir de Revenu Québec des renseignements contenus dans le dossier fiscal d'une personne.

Si ce chien de garde de la démocratie a besoin de plus d'outils, «il n'aura qu'à en faire la demande, a avancé Stéphane Bédard. La requête sera regardée avec beaucoup de sérieux et on va y donner suite dans les plus brefs délais pour qu'il ait les moyens d'aller plus loin si ses pouvoirs sont limités».

M. Bédard, aussi leader parlementaire du Parti québécois (PQ) en Chambre, en a profité pour attaquer ses adversaires mis dans l'embarras par le témoignage fait devant la commission Charbonneau. «Le devoir du PLQ [Parti libéral du Québec] est de dire ce qu'il entend faire, et je pense que ça doit se faire rapidement», a-t-il déclaré.

En point de presse, Bernard Drainville a laissé entendre qu'il est «renversé par ce qui se dit à la commission Charbonneau». Le témoignage de l'ex-entrepreneur en construction Lino Zambito «confirme le système des prête-noms. Il confirme que les "extras" et le système de surfacturation sont utilisés massivement pour financer le Parti libéral», a lancé le député-ministre de Marie-Victorin.

«Visiblement, il est grand temps de nettoyer ce système, de ramener de l'intégrité dans le financement et de mettre fin au pouvoir de l'argent.» Il a saisi l'occasion pour se mêler de la course qui oppose trois candidats à la succession de Jean Charest à la tête des libéraux.

«Avec tout ce qu'on a entendu à la commission Charbonneau depuis quelques semaines, il est important que M. [Philippe] Couillard, M. [Raymond] Bachand et M. [Pierre] Moreau nous disent qu'ils ont l'intention d'appuyer la réforme du financement des partis politiques que nous proposons.

«C'est précisément ce à quoi nous voulons mettre fin, a fait valoir Bernard Drainville. La raison pourquoi nous voulons limiter les dons aux formations politiques à 100 piastres, c'est justement parce qu'on veut mettre fin à l'influence de l'argent, au pouvoir des collecteurs de fonds.»

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, s'est fait ironique en rappelant que les libéraux ont attendu deux ans avant de mettre sur pied la commission d'enquête sur la collusion et la construction. «On voit pourquoi ils ont tant tardé.»

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