Interrogé par Le Soleil quelques heures après la publication de la couverture dans les médias sociaux, le principal intéressé a dit «assumer» pleinement son choix. Il admet toutefois qu'il est rare de voir un politicien se prêter à un tel jeu. «[En politique] c'est sûr qu'il faut oser un peu. Il faut parfois se risquer», a-t-il confié.
Le plus jeune député de l'histoire élu à l'Assemblée nationale, qui aura 21 ans en décembre, dit vouloir changer l'image du politicien «dans une tour d'ivoire», rien de moins. Selon lui, il faut sortir de sa zone de confort pour garder contact avec les électeurs. «Souvent, les politiciens sont réticents, même de donner une entrevue. Ils ont peur de l'impact sur leur image. C'est facile de s'enfermer dans son bureau et de se promener dans sa voiture de fonction.»
Il ajoute que la profession de politicien n'a pas la cote par les temps qui courent. «Il y a tellement de préjugés à l'égard du politique. On est entre le vendeur de voitures et le vendeur de câble!» a-t-il illustré.
Quant aux réactions, Bureau-Blouin s'attendait à faire face à toutes sortes de commentaires, dont certains moins élogieux. «C'est sûr que chaque geste qu'on pose, il y a des réactions. Mais quand on a une tribune pour expliquer aux gens ce que l'on fait [il le faut] si on veut que les gens nous connaissent. Un politicien doit créer une distance avec tout ce qui est dit sur lui.»
Léo Bureau-Blouin a par ailleurs indiqué que toutes ses interventions étaient au préalable «approuvées par la direction».
Élu dans Laval-des-Rapides, Bureau-Blouin croit qu'il faut garder un canal de communication ouvert, raison pour laquelle il accepte la majorité des entrevues qui lui sont demandées. «Ce n'est pas seulement à la période de questions qu'on peut exposer ce qu'on est capable de faire.»