Ces derniers payeront pendant huit mois son salaire de 182 975 $ en plus des avantages sociaux, mais aussi le salaire de celui qu'elle remplacera, Daniel Gagnon, qui partira à la retraite le 1er juillet 2013 seulement. À l'emploi de l'Office du tourisme depuis 18 ans, M. Gagnon touche 120 000 $ en plus des avantages sociaux pour assurer la transition dès le 5 novembre.
À partir de cette date, celle qui était secrétaire générale associée à la communication du gouvernement de Jean Charest jusqu'à l'élection du Parti québécois sera «prêtée» à la Ville de Québec pour deux ans. Jusqu'au 4 novembre 2014, elle touchera donc un salaire de 63 000 $ plus élevé que celui de son prédécesseur, M. Gagnon.
Même si Mme Ouellet était dans les faits fonctionnaire au sein du gouvernement, son poste revêtait une saveur politique.
«Un changement était nécessaire»
«Un changement était nécessaire», a expliqué la directrice des communications de Pauline Marois, Shirley Bishop. Mme Ouellet a été remplacée par l'ancien attaché de presse de l'ex-premier ministre péquiste Bernard Landry, Hubert Bolduc.
Le fait que le gouvernement payera le salaire de Mme Ouellet pendant deux ans a fait dire lundi au maire Régis Labeaume qu'il s'agissait d'une «aubaine». «Quand il y a un changement de gouvernement, le poste des communications est assez stratégique. Alors ils nous ont dit qu'ils voulaient bien traiter Marie Claire Ouellet. Ils nous ont demandé si on avait des besoins en nous disant que ça ne coûtait pas un sou, a relaté M. Labeaume. Alors on a trouvé un besoin!»
Ce «besoin» a donc été comblé en offrant à Mme Ouellet de prendre la relève de Daniel Gagnon qui partira à la retraite le 1er juillet. M. Gagnon, 59 ans, occupe le poste de directeur de la mise en marché depuis deux ans.
Doublon
À l'Office du tourisme, on explique que ce dernier avait annoncé il y a plusieurs mois son souhait de partir à la retraite en juillet 2013. Un concours devait être lancé sous peu pour pourvoir ce poste à partir de février ou mars. En principe, la transition aurait donc duré trois ou quatre mois, mais Mme Ouellet et M. Gagnon se côtoieront plutôt pendant huit mois.
Le patron de l'organisme, Gabriel Savard, se réjouit de cette embauche, qu'il qualifie également «d'économie» pour l'Office qui pourvoit ainsi le poste avec une personne de «très grande expérience».
L'organisme touristique ne voit pas de doublon puisque M. Gagnon veillera à la conclusion de certains dossiers dont un outil de réservation hôtelière et la mise en place du nouveau plan d'organisation de la division de la mise en marché.
Du côté de la Ville de Québec, le porte-parole Jacques Perron assure pour sa part qu'une aussi longue transition n'est pas inhabituelle. «Ce n'est pas exceptionnel. J'ai vu ça dans d'autres secteurs», a-t-il indiqué. Il donne l'exemple de Chantale Giguère qui, issue du secteur privé, avait eu «six ou huit mois» pour la transition à son arrivée en remplacement de François Jutras à la direction des ressources humaines de la Ville.
À son arrivée au Bureau des grands événements en 2010, Étienne Talbot avait aussi été en poste à titre «d'associé» pendant neuf mois.