Taxe santé: les libéraux laissent à la CAQ l'odieux de sauver Pauline Marois

Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec,... (Photo: Jacques Boissinot, PC)

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Le chef intérimaire du Parti libéral du Québec, Jean-Marc Fournier, a rappelé que la CAQ et le PQ ont tous deux défendu en campagne électorale l'abrogation de la «contribution santé».

Photo: Jacques Boissinot, PC

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(Québec) Les libéraux laissent à la CAQ l'odieux de sauver Pauline Marois dans le dossier de la taxe santé. Au moment où le Parti libéral du Québec (PLQ) est sans chef, son leader par intérim Jean-Marc Fournier a laissé entendre que le PLQ votera en Chambre contre le gouvernement minoritaire si, a-t-il dit, ce dernier s'entête à abolir cette taxe en haussant l'impôt des plus riches.

M. Fournier y est allé à son tour d'un ultimatum sur cette question envers la formation au pouvoir depuis le 4 septembre. La veille, la Coalition avenir Québec de François Legault a affirmé qu'elle n'hésitera pas à battre le gouvernement péquiste si celui-ci persiste à vouloir exiger plus d'impôt pour «quelque groupe de contribuables que ce soit».

Jean-Marc Fournier a rappelé que la CAQ et le PQ ont tous deux défendu en campagne électorale l'abrogation de la «contribution santé». Il a accusé la CAQ de virer sa veste.

«Je note que M. Legault est venu vous voir, hier, pour vous dire qu'il était contre les hausses d'impôt, a indiqué Jean-Marc Fournier. Surprenant! Il y a un mois, il proposait lui-même pour 550 millions $ de hausses d'impôt sur les gains en capital et en dividendes.

«Ce seront des propositions qui touchent tous les Québécois, pas juste ceux qui sont les plus fortunés. Ce sont des taxes à l'épargne et des taxes à l'investissement.»

Le PLQ «intraitable»

Le libéral a prédit que son parti sera «intraitable» à ce sujet. «Lorsqu'il est question de hausse d'impôt, la réponse est non» à tout aménagement en ce sens que pourrait suggérer Pauline Marois, a-t-il tranché. «Si elle veut insister, elle devra trouver un terrain d'entente du côté de M. Legault.»

Pour lui, ne pas toucher au fardeau fiscal représente un principe sacré. Mais il n'a jamais voulu confirmer que les députés libéraux sont prêts à risquer là-dessus la tenue d'un nouveau scrutin. «Je n'ai pas dit que je voulais faire tomber le gouvernement. Je ne pense pas que Mme Marois voudrait qu'on aille en élections. C'est son choix à elle. Ce n'est pas le choix de l'opposition» officielle qu'est le PLQ.

Jean-Marc Fournier n'a surtout pas voulu discuter de la possibilité de se retrouver plongé dans des élections au moment où personne n'est encore officiellement en lice pour succéder à Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec. «Je vous dis que le scénario avec lequel je travaille est à l'effet que Mme Marois ne voudra pas être en irrespect de la décision de l'électorat» qui n'a pas donné au PQ une majorité de députés.

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