Sylvain Gaudreault: un allié de taille pour le tramway à Québec

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«On va se donner une vision du XXIe siècle des transports. C'est là que le tramway devient extrêmement intéressant parce que le tramway, c'est transport collectif, c'est réduction de notre dépendance au pétrole, c'est utiliser ce qui fait notre force au Québec en matière énergétique» - Sylvain Gaudreault, le nouveau ministre des Transports

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(Québec) Le projet de tramway à Québec a désormais un allié de taille. Le nouveau ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a livré hier un vibrant plaidoyer pour ce moyen de transport «du XXIe siècle», qu'il imagine déjà dans la capitale.

«On va se donner une vision du XXIe siècle des transports. C'est là que le tramway devient extrêmement intéressant parce que le tramway, c'est transport collectif, c'est réduction de notre dépendance au pétrole, c'est utiliser ce qui fait notre force au Québec en matière énergétique», a expliqué hier au Soleil le nouveau ministre, ajoutant que c'est «très, très intéressant comme vision de développement».

Si le jeune ministre chapeaute deux gros ministères, ce n'est pas pour rien. Il parle de la «nécessaire cohérence» entre les transports et les affaires municipales. «Quand on regarde les projets [de transport] à Québec, on ne peut pas les imaginer autrement qu'avec en toile de fond l'aménagement du territoire, la planification urbaine», insiste-t-il, du haut de la tour du ministère des Transports, qui offre une vue saisissante sur la ville.

C'est exactement le discours du maire Régis Labeaume, qui a pondu un plan de mobilité durable dont l'épine dorsale est un tramway de 35 kilomètres et 2 milliards $, qui agirait comme moteur de développement pour la basse ville de Québec. La mise en service a été planifiée pour 2026.

M. Gaudreault prend toutefois bien soin de ne pas avancer de financement ou de date de livraison. «On n'ira pas plus vite que les démarches qui sont en cours», prévient-il, en référence à l'étude de faisabilité pilotée par le Réseau de transport de la Capitale. La livraison est prévue à l'automne 2014. Après, «on va s'ajuster pour la suite, savoir combien ça coûte, comment on peut le faire», dit le député de Jonquière, qui possède aussi un condo dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Aspects techniques

Ce n'est pas qu'il ait des appréhensions quant aux aspects techniques. «Je suis allé à San Francisco et quand je vois le tramway dans des côtes comme ça, je me dis, à Québec, c'est sûrement faisable, mais il faut qu'on le fasse correctement», précise le ministre.

Les autres grands projets d'infrastructures routières à Québec, dont le réaménagement de la tête des ponts et l'élargissement de l'autoroute Henri-IV, il les mettra dans la balance avec le tramway. «On ne peut pas d'un côté réfléchir à un tramway pis de l'autre bord avoir une vision qui est strictement automobile. Il faut absolument qu'on ait une vision intégrée», souligne M. Gaudreault, qui se demande si «on veut refaire du béton et de l'asphalte».

Partisan de la densification - il parle de «vie urbaine de qualité» -, le politicien ne veut pas pour autant faire la lutte aux banlieues, mais les rendre plus vertes, en installant par exemple des bornes de recharge pour que les consommateurs adoptent les véhicules électriques «sans avoir peur de manquer d'énergie au milieu du pont Laporte». Car pour lui, mobilité durable rime d'abord avec indépendance énergétique. C'est ce qu'il a dit à ses fonctionnaires dès son arrivée aux commandes.

Réplique à l'UMQ

Sylvain Gaudreault affirme ne pas vouloir entrer dans une «guerre de chiffres» avec l'Union des municipalités du Québec (UMQ), qui demandait cette semaine de doubler les investissements publics dans les infrastructures.

Il reconnaît spontanément «qu'il y a de sérieux investissements à faire». Les états financiers présentés à son gouvernement ces derniers jours lui font toutefois dire qu'il y aura «une pression importante sur les finances publiques» au cours des prochaines années et qu'une priorisation sera nécessaire. M. le ministre mettra ses deux chapeaux pour faire des choix.

ENTRE BLEUETS...

Le nouveau ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, est certain qu'il n'aura aucune difficulté à composer avec la personnalité forte du maire Régis Labeaume.

«C'est un gars du Lac, on devrait bien s'entendre!» a lancé hier celui qui est aussi député de Jonquière depuis 2007. «J'ai d'ailleurs mon bleuet sur le bureau», a rigolé le ministre en pointant une balle antistress en forme du célèbre fruit, symbole du Royaume.

Il faut dire qu'au rayon des maires flamboyants, Sylvain Gaudreault est bien servi. «Je suis habitué avec Jean Tremblay, je n'ai pas peur des personnalités fortes. Je suis assez cool là-dessus, il n'y aura pas de problème.»

Sur une note plus sérieuse, le nouveau ministre des Affaires municipales se souvient avoir collaboré avec Régis Labeaume alors qu'il était professeur au Cégep de Jonquière. Celui qui allait devenir maire de Québec était alors président et directeur général de la Fondation de l'entrepreneurship. «On avait bien connecté», dit-il.

Avec Valérie Gaudreau

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