Le cabinet Marois aux portes d'Ottawa

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La première ministre du Québec, Pauline Marois, a présenté mercredi après-midi son premier conseil des ministres.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le ton est à la conciliation. Mais le gouvernement fédéral de Stephen Harper aura affaire à forte partie dans ses relations avec le gouvernement de Pauline Marois.

Une demi-douzaine de membres du nouveau cabinet débarqueront à Ottawa, pour réclamer de nouveaux pouvoirs et ouvrir de nouveaux fronts de discussions.

La première ministre Marois s'est même confié la plus haute responsabilité pour les Affaires intergouvernementales canadiennes et la Gouvernance souverainiste. La chef du Parti québécois a bien cadré le mandat que son ministre délégué Alexandre Cloutier (député de Lac-Saint-Jean) aura à réaliser.

«Prendre tous les moyens nécessaires pour défendre les intérêts du Québec et lui permettre d'occuper tout l'espace possible dans les domaines de son identité et de son économie, y compris en exigeant de nouveaux pouvoirs», a-t-elle dit.

Le ministre Cloutier n'a pas voulu s'engager sur l'ordre de marche qu'il suivra ni sur l'allure des futurs échanges avec le gouvernement Harper. En point de presse, il s'est limité à répondre que «le ton sera en fonction des enjeux et en fonction des réponses que nous aurons».

Il a pris la peine de souligner que «nous sommes un gouvernement souverainiste élu dans un contexte de gouvernement minoritaire». Mais Alexandre Cloutier estime que les partis d'opposition, même fédéralistes, se retrouveront face à

Ottawa sur «des éléments qui nous rassembleront».

Même le ministre de la Culture et des Communications Maka Kotto (Bourget) s'est fait confier une mission à ce sujet, «le mandat exprès de rapatrier les pouvoirs et les budgets fédéraux» dans ce domaine.

Prudent, M. Kotto a indiqué qu'il commencera par rencontrer ses fonctionnaires. «On fera un état des lieux et on avisera par la suite», a-t-il laissé tomber en signalant que d'ex-ministres du libéral de Jean Charest ont déjà entrepris de s'y attaquer.

Lisée le «promoteur»

Un vétéran de la joute politique Ottawa/Québec et ancien conseiller des premiers ministres souverainistes Jacques Parizeau et Lucien Bouchard sera aussi de certaines escarmouches. Jean-François Lisée (Rosemont) s'est fait confier la «tâche de promouvoir les intérêts du Québec sur la scène internationale».

Le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur s'est fait demander s'il revendiquera plus que ce que le gouvernement Harper a offert au Québec, un siège pour la province au sein de la délégation canadienne à l'UNESCO. «Nous aurons l'occasion de parler de tout ça en détail», a-t-il d'abord indiqué.

«Le Québec veut utiliser toutes les tribunes qui lui sont offertes, dont celle-là, qu'on aurait aimé avoir plus grande, a enchaîné M. Lisée. Mais [cette place] existe, on l'utilise, on va continuer à l'utiliser pour faire connaître au monde la qualité des produits québécois, la qualité des idées québécoises et des projets québécois.»

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