Le décret doit rester un pouvoir d'exception, avertit la CAQ

Le chef de la Coalition avenir Québec, François...

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Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a été applaudi par ses troupes après son assermentation au Salon rouge, mardi. M. Legault pense pouvoir s'entendre avec le Parti québécois sur certains enjeux.

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(Québec) La Coalition avenir Québec (CAQ) prévient le gouvernement minoritaire de Pauline Marois : «Il faut que Mme Marois soit tout à fait consciente qu'elle ne peut pas user de son "pouvoir de décrets" trop souvent», a mis en garde, mardi, Gérard Deltell, le leader parlementaire du parti de François Legault.

Le Parti québécois (PQ) «représente 1,4 million de Québécois, c'est vrai; mais les libéraux en représentent 1,3 million, et nous, 1,2 million», a poursuivi le député de Chauveau.

La CAQ «vivra avec» la décision du gouvernement péquiste d'annuler par décret la hausse des droits de scolarité à l'université; mais elle ne veut pas que cette façon de procéder devienne une habitude, a dit, en substance, Gérard Deltell. Il s'exprimait en marge de la cérémonie d'assermentation des 19 députés caquistes, élus le 4 septembre.

Les décisions pouvant être prises par décret ou par modification réglementaire sont assez nombreuses, a-t-on constaté au Parti québécois (PQ) ces derniers jours. Cet élément d'information n'est pas anodin, puisque, contrairement aux projets de loi, les décrets et les règlements ne nécessitent pas l'appui des partis d'opposition.

Points de convergence

Le chef François Legault s'attend à trouver des points de convergence avec le gouvernement du Parti québécois durant les prochains mois, mais il est resté plutôt vague sur leur nature et leur ampleur.

«C'est important qu'on augmente la richesse au Québec, qu'on lutte contre le décrochage scolaire dans les écoles, qu'on réduise l'attente en santé, qu'on retrouve l'intégrité dans nos institutions. Si le gouvernement agit sur ces quatre priorités, il devrait avoir notre appui», a-t-il commenté.

Les observateurs s'attendent en général à ce que le PQ et la CAQ s'allient pour faire adopter de nouveaux projets de loi en matière d'intégrité, ainsi que d'autres portant sur les élections à date fixe et l'abaissement à 100 $ des contributions aux formations politiques.

La CAQ, à l'instar des libéraux, ne suivra pas les péquistes dans leur volonté d'étendre l'application de la loi 101 au réseau collégial. Cet aspect des choses sera «non négociable, non discutable», a résumé Gérard Deltell.

À l'issue de la cérémonie, le nouveau député de Saint-Jérôme, l'ex-policier Jacques Duchesneau, a fait savoir qu'il serait plutôt discret sur les questions de collusion et de corruption à l'Assemblée nationale.

«La Chambre ne sera pas une deuxième commission Charbonneau. Je ne torpillerai pas la commission.»

Il croit que celle-ci démontrera, comme il l'a déjà affirmé, que 70 % du financement des partis politiques provient de canaux occultes.

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