Libéraux et caquistes défendent l'unifolié

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(Québec) Le Parti québécois n'a encore pris aucune décision quant au sort du drapeau canadien à l'Assemblée nationale pour son mandat gouvernemental débutant mercredi. Il se laisse jusqu'à la fin octobre pour décider s'il le retirera ou non de façon officielle, comme l'avait fait le gouvernement de Jacques Parizeau après son élection, en 1994.

Les deux drapeaux étaient bien en évidence mardi... (Le Soleil, Steve Deschênes) - image 1.0

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Les deux drapeaux étaient bien en évidence mardi matin au Salon rouge de l'Assemblée nationale, à l'occasion de l'assermentation des députés caquistes.

Le Soleil, Steve Deschênes

Cette précision est venue mardi d'Éric Gamache, un représentant de la nouvelle équipe gouvernementale. Pour l'heure, cependant, un flou subsiste sur l'instance pouvant prendre une telle décision.

Pour certains, elle relève directement du gouvernement en place. Pour d'autres, elle appartient au Bureau de l'Assemblée nationale, qui regroupe des députés issus de tous les partis politiques.

Chose sûre, les libéraux et les caquistes aimeraient bien laisser les péquistes s'empêtrer dans cette affaire qu'il qualifie d'inutile «guerre de drapeaux».

«Je ne voudrais pas qu'on perde des semaines et des semaines à l'Assemblée nationale à discuter de sujets comme la guerre des drapeaux, a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, mardi. À ce que je sache, on est encore dans le Canada.»

«On a bien d'autres choses à faire que de jaser de ça», a renchéri son leader en Chambre, Gérard Deltell.

Écho semblable du côté du chef intérimaire libéral, Jean-Marc Fournier. «Toutes les fois où on a demandé aux Québécois de faire un choix, ils ont choisi leur appartenance canadienne. On ne peut pas faire comme si ça n'existait pas. Cette appartenance trouve une signification à travers les drapeaux qui sont ici, à l'Assemblée.»

DE RETOUR MARDI

Le drapeau canadien était de retour, mardi, au Salon rouge de l'Assemblée nationale, où se sont déroulées les cérémonies d'assermentation des 19 députés caquistes et des 50 libéraux, élus le4 septembre.

Ni la Coalition avenir Québec, ni le Parti libéral du Québec n'ont demandé à ce qu'il soit retiré. L'unifolié se dressait aux côtés du fleurdelisé, comme au cours des neuf dernières années du règne libéral.

Lundi, le Parti québécois l'avait fait enlever de la majestueuse salle à l'occasion de l'assermentation de ses 54 députés. Il en avait le droit, même en l'absence de décision formelle à ce sujet, puisque les assermentations d'élus sont considérées comme des «activités privées».

Même si l'affaire a fait grand bruit, cette fois, le fait est que le Parti québécois a toujours agi de la sorte lors de ces cérémonies, même dans l'opposition et y compris lors d'assermentations ayant suivi des élections partielles.

Pour ces cérémonies, les positions des partis évoluent au gré des circonstances politiques. En 2007, il y avait non pas un drapeau du Québec au Salon rouge, mais... cinq lors de l'assermentation des députés adéquistes. Et... aucun drapeau canadien. Avec Simon Boivin

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