Un dur exercice de compression attend le PQ

Le ministre des Finances sortant, Raymond Bachand, cédera... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le ministre des Finances sortant, Raymond Bachand, cédera son siège dans quelques jours.

Photothèque Le Soleil

Partager

(Québec) Le gouvernement de Pauline Marois devra soumettre l'appareil de l'État à un dur exercice de compression de 800 millions $ d'ici le 31 mars pour respecter les cibles budgétaires.

 

 

C'est ce qu'a révélé, hier, le ministre sortant des Finances, Raymond Bachand, lors d'une présentation portant sur la situation économique et financière du Québec. C'est la dernière qu'il aura livrée avant de céder son bureau à son successeur du Parti québécois, la semaine prochaine.

Raymond Bachand a soufflé le chaud et le froid sur ces 800 millions $. D'abord, en rappelant que chaque année le gouvernement devait procéder à un exercice de resserrement du genre. Ensuite, en suggérant qu'il s'agit d'une opération toujours très difficile à réaliser...

Elle le sera d'ailleurs davantage cette année que les autres. À ce moment-ci de l'année, les compressions à atteindre étaient plutôt de l'ordre de 600 millions $ l'an dernier.

Pour mémoire, le budget de l'État québécois s'élève à quelque 70 milliards $ par année.

«Toujours, en cours d'année, il y a des ministères qui ont des dépassements; et toujours, ça prend une volonté déterminée, une volonté de fer du Conseil du trésor» pour respecter les cibles budgétaires.

Apprendre à dire non

Pour y parvenir, le gouvernement de Pauline Marois devra apprendre à dire non aux demandes de toutes sortes, a insisté Raymond Bachand.

À défaut de quoi, il ratera la cible d'un déficit prévu à 1,5 milliard $ au terme de l'année financière en cours, qui se terminera le 31 mars. Il ratera ensuite l'objectif d'équilibrer le budget annuel du Québec en 2013-2014, a poursuivi le député d'Outremont.

Pour l'instant, les «finances publiques sont sous contrôle», a jugé Raymond Bachand. Malgré les difficultés, le ministre sortant des Finances estime laisser la maison propre.

Lorsqu'«un peuple contrôle ses finances publiques, il est maître de son destin», a conclu M.Bachand, philosophe.

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • PQ: s'imposer malgré la minorité

    Politique

    PQ: s'imposer malgré la minorité

    Même minoritaire, le gouvernement de Pauline Marois entend se montrer actif et «très productif» dès qu'il prendra les rênesdu pouvoir, mercredi.... »

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer