Gouvernement Marois: la transition est en marche

À l'occasion de sa première conférence de presse... (La Presse, André Pichette)

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À l'occasion de sa première conférence de presse comme première ministre du Québec, Pauline Marois s'est dite «profondément affectée» par l'attentat commis mardi soir au Métropolis.

La Presse, André Pichette

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

(Québec) C'est dans la semaine du 17 septembre que Pauline Marois deviendra officiellement première ministre du Québec, avec la passation des pouvoirs de l'ancien au nouveau gouvernement et la présentation de son premier Conseil des ministres.

La rentrée parlementaire, initialement prévue le 18 septembre, sera remise au mois d'octobre, selon le plan de match actuel.

La transition est en marche. Un proche de Pauline Marois a quitté Montréal, mercredi, pour rencontrer aujourd'hui à Québec le secrétaire général de l'Assemblée nationale, Michel Bonsaint.

Le nom de Jean St-Gelais circule pour occuper le poste hyperstratégique de secrétaire général du nouveau gouvernement. Il deviendrait le plus haut fonctionnaire de l'État québécois. D'ici là, il réglerait toutes les questions liées à la transition - calerait le calendrier. L'information n'a pu être confirmée de source officielle, mercredi, au Parti québécois.

Jean St-Gelais a occupé le même poste entre 2001 et 2003, lorsque Bernard Landry était chef du gouvernement. Il a par la suite été nommé par les libéraux à la tête de l'Autorité des marchés financiers et, ensuite, à celle de l'Agence québécoise du revenu.

Le ministre sortant des Finances, Raymond Bachand, a confié ne pas avoir été informé de quoi que ce soit à ce sujet.

Péquistes sonnés

Des membres du Parti québécois (PQ) étaient sonnés au lendemain de l'attentat au Métropolis et de leur victoire à l'arraché - une victoire «pas à la hauteur de ce qu'on avait imaginé», de l'aveu d'un péquiste. Ni en termes de sièges à l'Assemblée nationale, ni en termes de votes.

Au final, le PQ a récolté 54 circonscriptions; le Parti libéral du Québec (PLQ), 50; la Coalition avenir Québec (CAQ), 19; et Québec solidaire (QS), 2.

Les résultats sont encore plus serrés lorsqu'on les prend par la lorgnette des suffrages recueillis. Le PQ a obtenu 31,94 % des voix; le PLQ, 31,21 %; la CAQ, 27,06 %; QS, 6,03 %.

Au total, moins de 32 000 votes séparent le parti arrivé en tête du deuxième, et quelque 180 000 celui-ci du troisième.

Querelles partisanes

En raison de la situation de gouvernement minoritaire, la nouvelle législature risque d'ici quelques mois d'en être davantage une de querelles partisanes que de réformes, craignaient des stratèges et conseillers, mercredi.

Certains veulent tout de même croire que les choses fonctionneront, même si de grands pans du programme politique du PQ, comme la «gouvernance souverainiste», devront être mis en sourdine. «Pauline Marois est une femme consensuelle et on voit des ouvertures chez les libéraux et à la CAQ», a exprimé l'une des collaboratrices de la chef, qui se dit optimiste.

De façon générale, on s'entend pour dire qu'un premier moment de vérité apparaîtra lors de la présentation du budget du printemps 2014. C'est là que les partis d'opposition jaugeront leur capacité à défaire le gouvernement de Pauline Marois.

Le dépôt du budget du printemps prochain, celui de 2013, viendrait trop tôt, dit-on. L'opinion publique n'accepterait pas d'être replongée en campagne électorale aussi rapidement.

La mise en application

L'une des premières requêtes que formulera Pauline Marois à ses ministres sera de produire un programme de mise en application des priorités et objectifs pouvant être implantés. Pour les places en service de garde et les soins aux personnes âgées, par exemple.

Il semble d'ores et déjà acquis que les députés Stéphane Bédard, Bertrand St-Arnaud, Bernard Drainville, Nicolas Marceau, Agnès Maltais, Véronique Hivon, Martine Ouellet, Marie Malavoy, Jean-François Lisée, Nicole Léger, Diane de Courcy et Réjean Hébert seront du Conseil des ministres.

Sur l'attentat comme tel, «c'est épouvantablement triste pour la victime, mais il faut se le dire : ça aurait pu être bien pire que ça», ont confié des péquistes qui se trouvaient sur les côtés de la scène d'où Pauline Marois a dû être évacuée par ses gardes du corps, peu avant minuit mardi.

Ce lendemain de victoire n'était pas à la fête.

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