Maltais prête à défendre Taschereau des griffes de Gignac

Agnès Maltais fait peu de cas des attaques... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Agnès Maltais fait peu de cas des attaques de Clément Gignac au sujet de son soutien au mouvement étudiant.

La Presse Canadienne

Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) En réaction à l'annonce de la candidature du ministre des Ressources naturelles et du Plan Nord, Clément Gignac, dans sa circonscription, la députée dans Taschereau, Agnès Maltais, rappelle que les citoyens qui l'ont élue sont foncièrement souverainistes et que ceux-ci devront choisir entre «la femme qui aide les démunis et l'homme qui aide les grandes compagnies».

Après des semaines de suspense, M. Gignac a révélé dans Le Soleil d'hier qu'il se mesurerait à Mme Maltais dans la seule circonscription détenue par le Parti québécois (PQ) dans la Capitale-Nationale. Sa rivale n'a pas tardé à réagir sur Twitter en matinée en exposant le choix qui s'offrait aux électeurs.

En entrevue au Soleil, elle a ajouté que les citoyens devaient garder en tête que M. Gignac était responsable du Plan Nord et donc «du pillage des ressources». «Ils doivent savoir que depuis quatre ans, je vois M. Gignac applaudir des ministres comme Tony Tomassi, Michèle Courchesne, qui sont à la tête du scandale des garderies. Quotidiennement, Clément Gignac a fermé les yeux là-dessus. Je vais le rappeler aux électeurs quotidiennement», a-t-elle menacé.

«Un mois de carré rouge et quatre ans de laisser-aller»

Agnès Maltais fait peu de cas des attaques de M. Gignac au sujet de son soutien au mouvement étudiant. «Lui, il dit : c'est entre le carré rouge et l'économie, moi, je dis que les électeurs vont avoir le choix entre un mois de carré rouge et quatre ans de laisser-aller face à la corruption», a-t-elle répliqué.

Mme Maltais souhaite par ailleurs la bienvenue au candidat libéral dans une circonscription «foncièrement souverainiste» et qui a voté, au dernier référendum, à 60 % pour celui-ci. «Je suis élue pour ça», a soutenu celle qui croit que Jean Charest brandit la soi-disant menace d'un référendum alors qu'il n'a pas encore déclenché la campagne électorale «parce qu'il n'a plus grand-chose à vendre aux Québécois». «D'habitude, il le fait dans la dernière semaine pour rallier son vote», note-t-elle.

Clément Gignac quitte la circonscription montréalaise de Marguerite-Bourgeoys, où il a été élu en juin 2009 lors d'élections partielles.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer