Pour sa deuxième visite dans la région de Québec depuis mai 2011, le premier ministre Stephen Harper a emmené avec lui 19 de ses ministres, dont plusieurs anglophones.
«Le fait qu'il y ait une présence aussi massive des membres du cabinet, des ministres anglophones, ça démontre que franchement on veut que les choses fonctionnent au Québec», a souligné le ministre fédéral de l'Industrie, Christian Paradis.
À l'exception du ministre Paradis, aucun des 18 autres titulaires de portefeuille n'a répondu aux questions des membres des médias présents dans Lotbinière.
Le premier ministre a quant à lui refusé de répondre à toute question provenant des journalistes. «Le premier ministre est assez clair dans son discours. Vous les voyez, il y a eu les lignes générales... Ce qui est important de comprendre, c'est qu'on veut que ça fonctionne avec le Québec», a justifié Christian Paradis. «On est à la fin d'une session qui a été intensive, les gens sont fatigués. Mais ils viennent de partout à travers le Canada pour démontrer qu'il y a un attachement envers le Québec», a ajouté l'élu de Mégantic-L'Érable.
Dans son discours livré à des citoyens et des militants, Stephen Harper a profité de la Saint-Jean-Baptiste pour rappeler les accomplissements passés de son gouvernement dans ses relations avec le gouvernement provincial. «Le fait français est au centre même de l'histoire canadienne et de notre identité. Son importance a été affirmée par notre gouvernement à plusieurs reprises. Le Québec a maintenant un siège à l'UNESCO. Nous avons reconnu la grande nation québécoise. Et nous avons conclu plusieurs ententes avec le gouvernement du Québec», a déclaré Stephen Harper.
Brian Mulroney
Cette visite dans la région du leader conservateur à Ottawa survient quelques jours après une rencontre secrète tenue avec l'ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney. Le locataire actuel du 24, Sussex aurait demandé conseil auprès de M. Mulroney sur la manière d'améliorer ses relations avec le Québec.
Selon le ministre Christian Paradis, il n'y a aucun paradoxe à voir son chef consulter Brian Mulroney, répudié il y a quelques années en raison de ses relations d'affaires avec le controversé lobbyiste allemand Karlheinz Schreiber.
«Au contraire, c'est positif», a assuré Christian Paradis. «M. Mulroney a été un grand premier ministre. Il a de l'expérience. Et je pense que le fait d'avoir un premier ministre en fonction, qui consulte des sources d'information aussi importantes comme M. Mulroney, pour qui j'ai beaucoup de respect, je vois ça d'une façon très positive. Je suis même content que l'histoire soit sortie dans les médias.»
Alors que les rumeurs s'intensifient au Québec quant au déclenchement d'élections à la fin de l'été, le ministre Paradis ne craint pas l'élection possible d'un gouvernement souverainiste du Parti québécois. «Pour n'importe quel gouvernement qui sera élu, nous, ce qu'on va faire, c'est de travailler avec le gouvernement du Québec», a promis l'élu conservateur.