Victoriaville: soupir de soulagement après la deuxième journée de manif

La manifestation de samedi à Victoriaville s'est déroulée... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La manifestation de samedi à Victoriaville s'est déroulée de façon pacifique dans une atmosphère bon enfant.

Le Soleil, Patrice Laroche

Ian Bussières
Le Soleil

(Victoriaville) Plusieurs ont poussé un grand soupir de soulagement samedi, à Victoriaville, au terme d'une seconde journée de manifestation devant le Centre des congrès où se déroule le conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ). La manifestation de samedi s'est déroulée de façon pacifique dans une atmosphère bon enfant avec un peu plus de 500 participants comparativement aux 1700 de vendredi.

Des représentants des militants libéraux se sont même risqués à l'extérieur du Centre des congrès pour discuter avec quelques opposants à la hausse des droits de scolarité avant que le gros des manifestants n'arrive sur place. Les échanges sont demeurés civilisés, même si les jeunes libéraux Dany Angers et Philippe Caron avaient des opinions divergentes de celles de David Girard et de ses amis qui portaient le carré rouge.

Dès le début de la manifestation, vers 14h30, la police a mis cartes sur table en déployant immédiatement l'escouade antiémeute. Les manifestants n'ont pas fait tomber les clôtures, qui étaient solidifiées à l'aide de chaînes, et ont respecté le périmètre de sécurité. Plusieurs ont commencé à quitter les lieux en fin d'après-midi et ils n'étaient plus qu'une poignée en début de soirée, alors que les policiers escortaient plusieurs militants libéraux qui quittaient le Centre des congrès en voiture.

Seulement cinq arrestations ont été effectuées durant la journée de samedi, comme l'indique la sergente Christine Coulombe de la Sûreté du Québec, quatre en matinée à titre préventif et une vers 14h15 pour possession d'une arme prohibée. «Avant que la manifestation ne débute, nous avons intercepté quatre personnes qui circulaient dans les rues avec des casques et des bâtons et nous les avons arrêtées par mesure préventive, car nous avions des motifs de croire que des crimes pourraient être commis», explique-t-elle.

Le maire satisfait

Le maire de Victoriaville, Alain Rayes, était heureux en fin de journée. «Je suis très satisfait et très content que tout se soit passé de façon pacifique et aussi qu'il y ait eu une entente entre le gouvernement et les étudiants. Je vais prendre toutes les bonnes nouvelles après ce qui s'est passé vendredi.»

Plus tôt en journé, le maire avait plaidé en faveur de mesures de contrôle accrues auprès des manifestants afin d'éviter que d'autres manifestations pacifiques ne dégénèrent en émeute.

«Tout ça m'a fait prendre conscience que les Québécois semblent malheureusement habitués qu'il y ait de la casse quand il y a des manifestations à Montréal. Ce n'est pas le cas en région. Les artistes, les syndicats, les élus et les citoyens devraient se poser de sérieuses questions sur ce qu'on tolère lors des manifestations», avait-il déclaré en entrevue au Soleil.

Le maire ajoute qu'il avait imaginé tous les scénarios en vue du conseil général du Parti libéral. «On avait envisagé tous les scénarios, dont celui-ci. Mais jusqu'à la toute fin, on pensait vraiment que ça pouvait se passer de façon calme et sécuritaire.

Malheureusement, il y a des casseurs qui ont transformé tout ça en émeute. Ce n'est pas la faute de la police, car, au début, ils étaient en uniforme normal, pas en uniforme antiémeute. Et ce sont les casseurs qui ont lancé les premiers projectiles», a-t-il résumé.

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