L'initiative a été lancée lundi au moyen d'une page Facebook intitulée «Ras-le-bol général du gouvernement libéral». C'est une enseignante en anglais du primaire, Amélie Charest, qui est à l'origine de cette mobilisation. Parmi les manifestants, il était possible de remarquer des souverainistes, des étudiants et des enseignants.
«Cette manifestation est pour inciter les gens à se réveiller, à sortir de leur confort, soutient Mme Charest. C'est sûr que c'est en appui aux étudiants, mais c'est aussi pour protester contre les politiques du gouvernement, surtout celles touchant l'environnement et la justice sociale parce qu'on trouve que, sur ce plan, il y a un manque de vision à long terme. C'est aussi pour s'approprier le droit de manifester.»
Frédéric Vallée, qui s'est identifié comme un citoyen engagé, a pris la parole pour notamment dénoncer l'investissement du gouvernement dans l'amphithéâtre de Québec, le Plan Nord, la collusion entre l'industrie de la construction et le monde municipal, le prix de l'asphalte, la facture pour la construction de l'échangeur Turcot à Montréal et les banques.
«Il faut s'indigner»
Une étudiante en arts et lettres du Cégep de Matane, Marie-Ève Larrivée, a également été invitée à s'adresser à la foule. «Devant un premier ministre corrompu et vendu, un homme sans confiance, il faut s'indigner», a-t-elle lancé.
Même si Amélie Charest a affirmé que son initiative n'avait rien de partisan, si ce n'était que d'être contre le Parti libéral, il n'en demeure pas moins qu'elle a accordé la parole à une ex-candidate de Québec solidaire, toujours engagée dans le parti. Brigitte Michaud a indiqué au Soleil qu'elle représentait tout à la fois Québec solidaire, les groupes de femmes, les parents d'étudiants et les indignés. «Il faudra aller voter pour un parti pour qui le bien commun existe encore», a-t-elle lancé à la foule. «Votez pour l'égalité, la justice, la solidarité et la paix.»
De son côté, le député Pascal Bérubé a démontré son soutien à la manifestation. «Je serai à Québec pour le conseil national du Parti québécois, mais avec vous de coeur et d'esprit», a-t-il écrit sur la page Facebook créée pour l'événement.
Dans leur itinéraire, les marcheurs ont fait deux arrêts symboliques, l'un devant l'édifice de la commission scolaire des Monts-et-Marées et l'autre devant le bâtiment de Radio-Canada Gaspésie-Les Îles afin de dénoncer les compressions budgétaires des gouvernements provincial et fédéral dans ces deux organisations.