Mobilisation étudiante: dialogue de sourds... parlementaires

Jean Charest est demeuré imperturbable. «Les seuls qui... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Jean Charest est demeuré imperturbable. «Les seuls qui parlent d'élections, c'est elle [Mme Marois], les représentants de la CAQ [la Coalition avenir Québec de François Legault] et les médias.»

La Presse Canadienne

Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) Le dialogue de sourds n'est pas qu'une affaire entre le gouvernement et les leaders étudiants. S'y prêtent aussi avec un bel acharnement le chef libéral Jean Charest et son adversaire péquiste Pauline Marois.

Pauline Marois a parsemé ses propos d'allusions à... (La Presse Canadienne) - image 1.0

Agrandir

Pauline Marois a parsemé ses propos d'allusions à une stratégie occulte que mènerait Jean Charest, en vue de déclencher des élections générales.

La Presse Canadienne

Jeudi, au Salon rouge de l'Assemblée nationale, le premier ministre et la chef de l'opposition se sont mutuellement lancé des questions qu'ils ont l'un et l'autre esquivées.

À l'étude des crédits du conseil exécutif, qui constitue son ministère, le premier ministre Charest a par trois fois posé la même question à Mme Marois. «Demande-t-elle de nous asseoir avec les représentants de la CLASSE?» - le groupement étudiant que le gouvernement a exclu des négociations pour dénouer la crise provoquée par la hausse des droits de scolarité à l'université.

Jean Charest a aussi lancé des attaques contre le Parti québécois (PQ) à propos même des droits de scolarité. «La chef de l'opposition ne croit pas ce qu'elle dit sur les droits de scolarité», a-t-il laissé tomber.

Dans le passé, Mme Marois aurait plaidé que «les étudiants doivent payer davantage», alors que, maintenant, «elle et son équipe [...] portent le carré rouge [...] des étudiants qui ont choisi de boycotter les cours» pour s'opposer à tout relèvement. «Quelle est sa position sur le financement des universités et les droits de scolarité?»

Entêtement

Pauline Marois n'a pas fourni de réponse. Elle n'a pas eu davantage de succès lorsqu'elle a interrogé le premier ministre.

L'impasse a été provoquée par l'entêtement du gouvernement, en particulier par celui de Jean Charest, a-t-elle avancé. «Comment le gouvernement va-t-il nous sortir de la crise, c'est sa responsabilité comme chef d'État. [...] Ce sont nos enfants qui sont dans la rue. Ce sont nos enfants qu'on matraque, qu'on tabasse.»

La chef du PQ a estimé que des hausses des droits de scolarité de 1625$ sont nettement déraisonnables. Surtout que le réseau universitaire a connu «des ratés», comme «la rémunération mirobolante de recteurs, des parachutes dorés» à des dirigeants et des «fiascos» immobiliers, tel l'îlot Voyageur, à Montréal.

Pauline Marois a parsemé ses propos d'allusions à une stratégie occulte que mènerait Jean Charest, en vue de déclencher des élections générales. S'inspirant d'un éditorial du Devoir, elle a soutenu que le premier ministre se comporte en Machiavel pour «manipuler. [...] Il se sert du conflit [étudiant] pour faire oublier son bilan. Le premier ministre a fait son temps. Il faut en finir et aller en élections».

Le premier ministre est demeuré imperturbable. «Les seuls qui parlent d'élections, c'est elle [Mme Marois], les représentants de la CAQ [la Coalition avenir Québec de François Legault] et les médias.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer