Québec solidaire veut plafonner les salaires

Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire avec Amir... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire avec Amir Khadir, est favorable à un plafond salarial au Québec.

Photothèque Le Soleil

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) Françoise David appuie «complètement» l'idée de plafonner les salaires au Québec pour éviter les écarts de revenus «indécents», tel qu'il sera proposé pendant la fin de semaine au congrès de Québec solidaire à Montréal.

La réunion a pour but de permettre aux solidaires de s'entendre sur les éléments de leur plateforme électorale pour le prochain scrutin. On y pigera certaines priorités qui seront mises plus particulièrement de l'avant en campagne par les co-porte-parole Amir Khadir et Françoise David.

Parmi les quelque 90 propositions sur la table, celle d'établir «un revenu maximum pour ceux faisant partie du 1 % des personnes les plus riches au Québec». Une façon de financer «nos promesses électorales», peut-on lire dans le cahier synthèse.

«Il n'y a pas un être humain sur terre qui mérite de gagner 5 millions $ par année pendant qu'il y en a d'autres qui crèvent de faim», défend Mme David, sans pouvoir dire à combien devrait s'élever la limite.

Elle ne s'oppose pas à ce que des personnes qui ont des postes de responsabilité soient bien rémunérées. Mais il n'existe, selon Mme David, aucune raison philosophique, morale ou pratique qui justifie qu'une personne gagne en une journée autant que d'autres en un an ou deux.

«Il y a tellement de gens qui font vraiment bien leur travail et qui ne gagnent pas des salaires extraordinaires, remarque Mme David. Je ne vois pas pourquoi un dirigeant d'entreprise aurait besoin de gagner 3 millions $ par année pour bien faire son travail.»

Autres motivations

L'argent n'est pas la seule motivation à travailler bien, mieux et plus fort, estime la co-porte-parole. «La motivation vient souvent du sentiment d'être utile et de la valorisation de l'emploi», affirme Mme David.

Dans l'ensemble des propositions du cahier synthèse, 14 engagements ont été jugés prioritaires par plusieurs instances du parti. Une attention particulière leur sera portée parce qu'elles sont plus susceptibles de se retrouver dans la plateforme électorale.

Parmi celles-ci, l'une touche la transformation du Régime de rentes du Québec (RRQ) en un régime public universel de retraite. Il couvrirait le «travail autonome et le travail invisible».

«Tant qu'à investir dans des REER, on pourrait augmenter les cotisations au RRQ et assurer un régime de pension public protégé des aléas du privé», commente Mme David.

Ottawa devrait changer la loi sur les faillites de manière à assurer que les premiers créanciers d'une entreprise en banqueroute soient les régimes de retraite des travailleurs, ajoute la co-porte-parole de Québec solidaire. Elle s'oppose aussi à l'augmentation de l'âge de la retraite.

Les propositions touchent aussi la nationalisation des ressources énergétiques, le revenu minimum garanti, la langue, la fiscalité, la gratuité scolaire, le transport collectif, le logement social. «Nos membres sont préoccupés par l'écologie, les services publics, les retraites, la lutte à la pauvreté, dit Mme David. Ça reflète ce que l'on est.»

Par ailleurs, Québec solidaire ne s'attend plus à une proposition du Parti québécois pour jeter des ponts entre les deux formations depuis deux mois. «Pauline Marois n'a aucunement l'intention de nous faire quelque proposition que ce soit, dit Mme David. Je pense que ce livre-là est fermé.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer