L'événement a lieu à l'Assemblée nationale de France le 10 avril. Jusqu'ici, la Ville de Montréal, l'Assemblée nationale du Québec et la Ville de Québec ont accepté d'envoyer des représentants au «GouvCamp». L'initiative vient du collectif Démocratie Ouverte, un groupe qui oeuvre pour sensibiliser les administrations publiques aux solutions de Gouvernement Ouvert (Open Government).
«Les réseaux sociaux permettent l'implication active des citoyens dans la résolution de problèmes, la conception de solutions innovantes et éventuellement l'élaboration des lois qui les concernent», explique Jean-François Gauthier, directeur exécutif de la compagnie Lor@n, de Québec, un des membres du collectif.
La rencontre réunira des députés français et québécois, entre autres, et des discussions sont en cours avec l'Association des Villes Internet (France) et la Ville de Paris, qui pourraient aussi y envoyer des représentants. L'initiative est d'ailleurs soulignée par Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen, dans une capsule vidéo présentée dans le site internet du GouvCamp: parlement-et-citoyens.fr.
Les participants seront appelés à discuter des principes de l'OpenGov, à évaluer diverses approches technologiques, et à suggérer des moyens de financement qui devraient permettre la création, d'ici l'automne, d'une plateforme de collaboration.
Cet outil devrait permettre aux élus de collaborer avec les divers membres de la société, selon plusieurs modalités: consultation, concertation, coproduction, codécision.
À l'international, rappelle Jean-François Gauthier, plus de 47 États, dont le Canada, sont aujourd'hui regroupés au sein de l'Open Government Partnership (OGP), coprésidé par le président Obama et la présidente du Brésil, Dilma Rousseff. Peu de pays francophones ont joint le mouvement jusqu'ici, déplore-t-il.
Une administration qui met en oeuvre ces pratiques est reconnue comme une administration «intelligente». Les villes de Bordeaux, San Francisco, New-York et Londres sont déjà reconnues comme «villes intelligentes», observe M. Gauthier.
L'initiative amorcée avec ce GouvCamp se poursuivra à Montréal le 16 mai, avec un atelier qui se déroulera à l'occasion de la conférence Webcom Montréal.
Les organisateurs espèrent pouvoir lancer la version française de leur plateforme, Parlement & Citoyens, en septembre. Le dispositif sera ensuite adapté aux besoins et spécificités des autres pays francophone.