En 2008, en plein 400e anniversaire, la ville de Québec a enfilé les rencontres internationales. Et dans bien des cas, des visiteurs attendus sont demeurés à la maison.
La Rencontre internationale de la Francophonie, le Congrès eucharistique international, ou encore le Congrès mondial des jeunes: tous ont connu leurs ratés à ce chapitre. Au total, plusieurs centaines de jeunes ont été victimes des restrictions d'Immigration Canada et n'ont jamais pu se rendre à Québec.
Le Forum de la langue française tente à son tour d'inviter des centaines de jeunes à une rencontre internationale. Le commissaire général, Michel Audet, est bien conscient du défi administratif et légal. «Ça ne relève pas de nous, mais c'est sûr que ça nous préoccupe, comme toutes les personnes dans les pays du nord, pas juste au Québec et au Canada, mais aussi en Europe. Quand tu as des activités internationales où il y a beaucoup de gens des pays du Sud, qui sont des jeunes en plus...»
Les jeunes participants ont en effet souvent davantage de difficultés à convaincre les autorités de leur fournir un visa. «Lorsqu'on reçoit des jeunes de 18 à 30 ans, ils n'ont pas nécessairement les mêmes garanties à mettre sur la table pour obtenir des visas qu'un diplomate ou un homme d'affaires bien connu de son pays.»
Michel Audet se dit néanmoins optimiste d'accueillir tous ces jeunes du 2 au 6 juillet dans la capitale. «On a une excellente collaboration avec Immigration Canada. Dès le début de cette aventure, on s'est associé avec eux pour savoir les directives, les historiques des événements similaires, et comment on peut faire pour s'assurer de rentrer dans les politiques.»