Pascal Bérubé a été officiellement désigné, sans opposition, candidat du PQ dans cette nouvelle circonscription composée de trois MRC (La Mitis, Matane et La Matapédia) et de 45 municipalités.
«Je vais être là pour Pascal Bérubé [...] On va l'appuyer. On va l'aider même s'il n'a pas besoin tant d'aide que ça [...] Je ne veux pas me priver du plaisir de battre les libéraux [...] André Simard se présente dans Côte-du-Sud, Irvin Pelletier dans Rimouski et Pascal, tu te présentes parce que je ne me représente pas. On va travailler pour que Pascal soit notre nouveau député dans notre nouveau comté», a lancé Mme Doyer qui a rappelé les moments forts de sa carrière politique de 18 ans.
Si on se fie aux résultats du dernier scrutin, le total des votes des deux circonscriptions (Matane et Matapédia) donnerait à M. Bérubé une majorité cumulée de plus de 7000 votes.
Devant une centaine de personnes, dont le député bloquiste Jean-Francois Fortin, le député de Matane a rendu hommage à sa collègue de Matapédia. «Danielle Doyer a marqué à maints égards pendant 18 ans la vie et l'histoire politique au Bas-Saint-Laurent et représenté avec compétence, dignement et fièrement, les citoyens de La Mitis et de Matapédia. Nous allons faire une cohabitation puisque Danielle Doyer est députée de Matapédia d'ici les élections.»
Régionalisation
Le candidat péquiste dans Matane-Matapédia, qui dit ne rien tenir pour acquis, compte faire campagne pour la régionalisation, de meilleures redevances sur les ressources naturelles pour «passer de statut de locataire à celui de propriétaire», la formation de coopératives, la valorisation du bois, le maintien des infrastructures, une prise en charge des municipalités dans l'éolien. «Que dans l'ensemble de ces domaines, on soit maître chez nous...», a repris M. Bérubé. Un militant, Gilbert Otis, a interpellé son parti pour lui reprocher de laisser le thème de l'économie aux libéraux. «Être souverain, c'est beau, mais pour partager encore la pauvreté? Je n'en veux pas, moi, là. J'ai six enfants et ils sont tous partis. Que Pauline Marois nous dise ce qu'elle veut faire de l'économie. Pour moi, ce n'est pas clair.»
Le 17 février, Mme Doyer a annoncé son retrait de la vie politique provinciale, sans fermer la porte à une éventuelle candidature à la mairie de Mont-Joli aux élections de novembre 2013.