«Le Centre de traitement de Rimouski est déjà en place, et nous sommes présentement à planifier la mise en oeuvre de celui de Boucherville», peut-on lire dans un bulletin interne adressé en mai 2009 aux employés de la Direction du service de traitement et paiement.
«Ainsi, la structure organisationnelle de notre direction générale passera, au cours des prochaines années, de 25 centres de traitement des demandes d'assurance emploi à six: Boucherville, Laval, Saguenay, Québec, Rimouski et en Mauricie», précisait aussi le message. Rien sur Thetford Mines.
Pour ce premier bureau à être implanté, celui de Rimouski, Ottawa avait signé un bail de 10 ans, soit jusqu'en 2018, avec la Société immobilière GP.
Il n'a pas été possible hier de joindre un porte-parole autorisé de la Société immobilière GP, pour confirmer les détails relatifs à ce bail. Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, affirme qu'il en coûtera 1,27 million$ à Ottawa d'ici 2018 pour garder des locaux inoccupés au centre de traitement de l'assurance emploi de Rimouski advenant que les employés soient transférés à Thetford Mines.
Le député Caron, président du caucus du Nouveau Parti démocratique pour le Québec, a dit jeudi qu'il compte retourner à la Chambre des communes avec des questions précises sur ce dossier.
«Je vais faire un suivi à la Chambre des communes. On n'a pas l'intention d'arrêter parce qu'il y a une poursuite judiciaire. Si on a de nouvelles révélations et des questions, on les pose en Chambre», a dit M. Caron au Soleil, jeudi.
Démarches de Paradis
En septembre dernier, le ministre fédéral Christian Paradis, député de Mégantic-L'Érable, a déclaré au journal Courrier Frontenac qu'il avait fait des démarches auprès de la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, pour que le centre d'assurance emploi de Rimouski soit déménagé à Thetford Mines, ce qui entraînerait la perte de 32 emplois.
Le gouvernement fédéral débourserait près de 250 000$ par an en vertu d'un bail locatif pour une superficie de 1800 mètres carrés (environ 20 000 pieds carrés) capable d'accueillir 73 postes de travail. Seulement 49 postes seraient utilisés.
Il y a 10 ans, le gouvernement fédéral libéral avait planifié la fermeture du bureau météorologique de Rimouski qui avait finalement été conservé avec une réduction des emplois grâce à des «interventions discrètes», avait alors dit au Soleil Michel Tremblay, alors maire de Rimouski.