Pauline Marois a obtenu le ralliement de ses... (La Presse, Ivanoh Demers)

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Pauline Marois a obtenu le ralliement de ses députés les plus tièdes au cours du caucus de l'aile parlementaire des deux derniers jours à Joliette.

La Presse, Ivanoh Demers

(Joliette) Pauline Marois pourfendra les valeurs conservatrices pour se faire élire, mais ne «présume pas» que Stephen Harper s'opposerait à plus de pouvoirs pour un gouvernement péquiste.

En clôture d'un caucus de deux jours de l'aile parlementaire, jeudi, la chef Marois a lancé un nouvel appel à l'unité de son parti, maintes fois secoué par des crises internes. Maintenant que Gilles Duceppe est évacué des spéculations sur son leadership, Mme Marois a obtenu le ralliement de ses députés les plus tièdes au cours des derniers jours.

«Nous n'avons plus de temps à perdre, il n'y a que du temps perdu, a cité Mme Marois. Nous devons nous unir. Le mot-clé, c'est unissons-nous pour défendre les intérêts des Québécois.»

Et le gouvernement Harper est la principale menace aux valeurs et aux intérêts du Québec, insiste la chef Marois, qui aligne les décisions sur le Registre des armes à feu, les dépenses militaires, les peines pour les jeunes contrevenants.

Le projet péquiste de gouvernance souverainiste consiste à réclamer plus de pouvoirs à Ottawa en matière de langue, de justice, de main-d'oeuvre, notamment.

«Je ne présume pas que [M. Harper] va nous dire non, affirme la chef du Parti québécois (PQ). «Mais, s'il nous dit non», ça fera la démonstration qu'il est très difficile de réformer le fédéralisme. Moi, c'est essentiellement une partie des conclusions que j'en tirerai.»

Même si la stratégie d'offensive contre le gouvernement Harper n'a pas porté ses fruits pour le Bloc québécois, Mme Marois croit que le tableau n'est pas le même. «La situation actuelle est encore pire qu'elle ne l'a jamais été parce que nous avons devant nous le vrai gouvernement conservateur élu», lance la chef péquiste. Seul son parti sera revendicateur face à Ottawa, fait valoir Mme Marois.

Alliances souverainistes

Le PQ entame aujourd'hui un conseil national qui s'étendra sur toute la fin de semaine. Il y sera question de réformes démocratiques, comme les référendums d'initiative populaire et le vote à 16 ans. Mais la question des alliances entre forces souverainistes, un débat relancé par le député Bernard Drainville il y a deux semaines, n'est pas à l'ordre du jour.

Jeudi, sans les écarter, la chef péquiste a refusé d'aborder la question des alliances en point de presse. Au caucus, le débat sur les rapprochements entre partis n'a duré qu'une dizaine de minutes, selon le député Sylvain Simard. «On est plutôt favorable, maintenant, dans le détail, on verra», a affirmé le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier. «Dans la mesure où Mme Marois nous dit que c'est un dossier dont elle s'occupe personnellement, ça finit là pour les députés.»

Le projet d'alliance est plutôt mal aligné. Le député de Roberval, Denis Trottier, a affirmé qu'il n'avait «pas beaucoup» d'espoir. Le solidaire Amir Khadir a lancé jeudi que le PQ ne fera pas la souveraineté.

Après celles de l'écologiste Daniel Breton et du médecin Réjean Hébert, Mme Marois a annoncé qu'une autre candidature péquiste serait rendue publique aujourd'hui.

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