Sondage CROP: plus de 100 sièges pour Legault

Le chef de la Coalition avenir Québec, François...

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Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

(Québec) Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, finit l'année 2011 avec l'espoir de remporter plus de 100 des 125 circonscriptions que com­pte l'Assemblée nationale, selon CROP. Il balaierait le Québec, autrement dit.

L'ancien ministre péquiste termine l'année comme il l'a commencée : en lion - avec un appui à hauteur de 39 % (après répartition des indécis et des discrets). Tel est le chiffre apparaissant dans l'enquête d'opinion réalisée mardi et mercredi par CROP pour Le Soleil et La Presse. Elle a été menée auprès de 1000 Québécois.

Pour la première fois depuis 1994, la question posée par le sondeur ne tenait pas compte de l'Action démocratique du Québec (ADQ). Le chef adéquiste, Gérard Deltell, et celui de la CAQ venaient tout juste de confirmer la fusion de leurs forces politiques.

Le mois dernier - alors que l'ADQ de Gérard Deltell existait encore -, François Legault avait recueilli l'appui de 33 % des électeurs québécois. Le regroupement représente donc un gain net pour la CAQ. Il lui a permis d'accroître son avance.

En fait, ce soutien à 39 % reste à peu près le même depuis plus d'un an, même s'il a connu quelques fluctuations. Voilà pourquoi il paraît solide. Et voilà pourquoi l'expert sondeur de CROP, Youri Rivest, n'hésite plus à le transposer en termes de sièges au Parlement québécois.

«Ce serait autour d'une centaine de sièges pour le parti de François Legault», estime-t-il.

Il ajoute que «le Parti québécois serait presque laminé. Il resterait aux libéraux les circonscriptions où habitent de fortes proportions de non-francophones».

L'un des grands atouts de François Legault est qu'il domine largement chez les francophones, avec 44 % d'intentions de vote.

Plus de 100 sièges? Le cas de figure est rare. La dernière fois qu'un parti politique a franchi la barre des 100 sièges à l'Assemblée nationale remonte à 1973. Les candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) l'avaient emporté dans 102 circonscriptions.

La chute du PQ

Le Parti libéral se classe au second rang dans cette enquête d'opinion - une fois les 24 % d'indécis, de discrets et d'indifférents répartis.

Le parti de Jean Charest recueille 28 % d'appuis. C'est davantage que le Parti québécois (PQ) de Pauline Marois, qui se contente d'un maigre 18 % - son plus bas niveau jamais atteint.

Rien ne paraît pouvoir stopper sa glissade.

C'est évidemment une très mauvaise nouvelle pour la chef de l'opposition officielle. Elle a répété, hier, qu'elle sera en poste aux prochaines élections générales.

Le nez sur ses courbes, le vice-président de CROP analyse les déboires de la même façon que Mme Marois : la descente aux enfers a commencé en juin lorsque cinq députés ont claqué la porte.

Si tous les démissionnaires ont critiqué le projet de loi 204 sur l'amphithéâtre de Québec, quatre d'entre eux estimaient aussi que Mme Marois n'était pas suffisamment volontariste sur la question de la souveraineté du Québec.

Ce CROP leur apparaîtra-t-il comme une douche froide? L'appui au Non a augmenté significativement depuis le début de l'année... Si un référendum sur la souveraineté se déroulait ces jours-ci, seulement 36 % des Québécois voteraient Oui; 64 % cocheraient Non.

Ce sondage n'a pas évalué le score qu'obtiendrait l'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe s'il dirigeait les troupes péquistes. Les dernières enquêtes d'opinion indiquaient qu'il pourrait rivaliser avec François Legault.

M. Rivest y voit un effet «nouveauté», comme pour le chef caquiste. Sauf qu'il le croit beaucoup moins durable dans le cas de M. Duceppe que dans celui de M. Legault.

L'appui dont jouit ce dernier reposerait sur un vrai changement de paradigme. Le sondeur en veut pour preuve le fait que les deux grands partis «qui sont sur l'axe fédéralisme-souverainisme, le PLQ et le PQ, sont en baisse constante».

«Avant répartition, ils totalisent seulement 35 % d'appuis. Il y a clairement une reconfiguration de l'échiquier politique», dit-il. D'autres priorités et préoccupations seraient apparues.

La CAQ solide dans la capitale

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, sera ravi d'apprendre que la Coalition avenir Québec, avec laquelle il a décidé de lier son destin, réalise un meilleur score dans la capitale que partout ailleurs.

La CAQ y aurait engrangé pas moins de 54 % des voix si des élections s'étaient tenues mardi et mercredi. Les libéraux auraient recueilli 23 % des votes. Le Parti québécois aurait obtenu un famélique 12 % - comme si la formation de René Lévesque n'était plus qu'un tiers parti dans la capitale québécoise. Ces données sont basées sur les réponses de 200 répondants.

«Ce n'est pas énorme, mais à 54 %, ça indique quelque chose», commente Youri Rivest.

Méthodologie

La collecte de données en ligne s'est déroulée les 13 et 14 décembre au moyen d'un panel Web. Un total de 1000 questionnaires ont été remplis. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence, la langue d'usage à la maison, la langue maternelle, le niveau de scolarité ainsi que les valeurs socioculturelles des répondants. Compte tenu du caractère non probabiliste de l'échantillon, le calcul de la marge d'erreur ne s'applique pas.

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