Réduction du nombre d'élus à Québec: on procède à l'envers, croit le PQ

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Daniel Ratthé

(Québec) Au lieu de faire une exception pour Québec et de permettre une réduction de ses conseillers, le gouvernement devrait s'assurer que la loi est la même pour toutes les villes, plaide le Parti québécois (PQ).

L'opposition officielle, qui ne s'était toujours pas positionnée dans le dossier, a choisi de le faire, mercredi.

Le critique péquiste en matière d'affaires municipales, Daniel Ratthé, n'est pas contre la réduction du nombre de conseillers dans la capitale. Mais il croit qu'il vaudrait mieux changer la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités plutôt que de modifier une loi omnibus pour satisfaire uniquement la capitale et la Ville de Longueuil.

«Québec veut qu'on fasse une exception, et il y en a peut-être d'autres qui vont venir nous demander la même chose, note M. Ratthé. Est-ce qu'il va y avoir continuellement des omnibus pour faire exception aux critères de la loi? Je pense qu'on procède un peu à l'envers.»

Outre Québec et Longueuil, d'autres villes - Sherbrooke, Gatineau et Montréal - songent à amincir leur conseil municipal, souligne M. Ratthé. «Là, on s'en va directement dans des exceptions par-dessus des exceptions, et je pense que ça devient un peu ridicule», soutient-il.

Adapter d'abord la loi

Le PQ propose plutôt de prendre le temps d'adapter la loi existante, qui date de 1987. Si la chose n'est pas faite, plaide le critique péquiste, les villes qui désirent aller de l'avant ne pourront modifier leur conseil avant les élections de 2017.

«Pourquoi on ne bouge pas rapidement, qu'on ne s'assoit pas dès les prochaines semaines? demande le député. Qu'on regarde les critères, qu'on voit comment on peut les modifier pour faire en sorte qu'ils soient mieux adaptés.»

Par la suite, les maires qui auront une résolution de leur conseil, l'appui de leur population et qui respecteront les critères de la loi pourraient procéder à une réduction conforme, affirme M. Ratthé.

«Les choses ont changé. Les réalités sont différentes. Pour des questions d'efficacité et d'économies, les municipalités veulent revoir à la baisse le nombre de districts électoraux.» Selon lui, il serait possible d'étirer les discussions jusqu'au mois de mars pour faire le tour de la question, mais laisser le temps aux municipalités de revoir leurs districts avant le prochain scrutin.

Lundi, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a fait savoir qu'il désire rencontrer de nouveau Régis Labeaume pour lui parler de son plan de réduction du nombre de conseillers à Québec.

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