Né à Longueuil d'un père anglophone originaire de l'Estrie et d'une mère francophone - Thérèse Lamère, native de Sillery et ancienne des Ursulines -, M. Topp s'exprime parfaitement dans les deux langues, même s'il assortit son français de quelques anglicismes au passage.
Son départ du Québec, dit-il, n'a absolument rien à voir avec les questions linguistiques. «Ma mère aurait été très surprise si j'avais fait cela», dit-il, et la loi 101, selon lui, était «absolument nécessaire».
Élevé à Saint-Lambert, ville aujourd'hui fusionnée avec Longueuil, il a étudié au campus local du cégep anglophone Champlain après des études primaires en français et secondaires en anglais.
Une entrevue avec René Lévesque
M. Topp s'est ensuite inscrit en histoire et en sciences politiques à l'Université McGill en plus de s'intégrer à l'équipe du McGill Daily, le journal étudiant.
Il interviewe alors René Lévesque pendant ce qui furent «les 10 minutes les plus intimidantes de ma vie», dira-t-il dans une entrevue télévisée récente.
À sa sortie de l'université, en 1983, il s'est lancé dans l'imprimerie et l'édition, ce qui l'a mis en contact avec le NPD, notamment par l'entremise de l'ancien député Phil Edmonston, alors et encore défenseur des automobilistes.
Ce dernier est élu lors d'une élection partielle, en 1989 et M. Topp, qui avait travaillé à sa campagne, part à Ottawa et travaille à son bureau parlementaire.
Arrive 1993. Phil Edmonston se retire de la politique et son adjoint prend la route de Regina, où Roy Romanow dirige un gouvernement néo-démocrate. Il y restera sept ans comme directeur de la recherche, puis directeur de cabinet adjoint.
M. Topp revient ensuite à Ottawa où il occupe un poste de vice-président à la section hors Québec du Mouvement Desjardins, qui le transfère ensuite à Toronto.
N'ayant pas l'âme d'un banquier, de son propre aveu, il devient en 2001 directeur général du bureau de Toronto de l'ACTRA, l'équivalent anglophone de l'Union des artistes, un poste qu'il occupe toujours tout en prenant des journées de congé pour mener sa campagne.
Il rédige de plus un blogue régulier sur le site Web du Globe and Mail, ce qui soulève des accusations de favoritisme contre le journal, et a publié un ouvrage sur les coulisses du projet de coalition anticonservatrice de décembre 2008, dans lequel il a joué un rôle clé.
Mais en plus de ce parcours officiel, Brian Topp a toujours organisé des élections, que ce soit en Saskatchewan, à Toronto ou au plan national, et il a travaillé derrière les feux de la rampe, non devant.
Âgé de 51 ans, il est marié à Rebecca Elbourne, née en Angleterre et arrivée à Montréal à l'âge de six ans. Ils sont parents de deux adolescents. Mme Elbourne a étudié au collège Brébeuf avant de s'inscrire à l'Université McGill.