Direction du NPD: Phil Edmonston appuie Mulcair

Le député néo-démocrate d'Outremont, Thomas Mulcair, est toujours... (Photothèque Le Soleil)

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Le député néo-démocrate d'Outremont, Thomas Mulcair, est toujours en réflexion.

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(Québec) Le premier député néo-démocrate élu de l'histoire du Québec, Phil Edmonston, a décidé de donner son appui au second élu, Thomas Mulcair, dans la course à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Tous deux avaient été élus dans une élection partielle, mais si M. Edmonston a pris sa retraite de la politique plutôt que de se représenter une seconde fois, M. Mulcair, lui, est devenu le premier élu québécois de son parti dans des élections générales, en 2008.

Dans un courriel envoyé de Chine, où il inspecte la première fournée d'automobiles que ce pays exportera au Canada, l'ancien député de Chambly de 1989 à 1993 affirme suivre cette lutte de très près. Son message ne laisse aucun doute, même s'il a embauché à l'époque un autre candidat, Brian Topp, comme adjoint exécutif à son bureau d'Ottawa.

«Je crois en Mulcair, j'appuie sa course à la direction», écrit-il dans son court message en anglais. «Le NPD a besoin d'un chef national originaire du Québec.»

Rappelant qu'il avait lui-même choisi M. Topp, qui avait dirigé sa campagne électorale, et qu'il le considère comme un excellent organisateur derrière les feux de la scène, M. Edmonston préfère M. Mulcair «pour sa passion et pour sa compétence prouvée en matière d'élections».

Dans un second message, en français cette fois, l'ancien député rappelle qu'il connaît «assez bien Thomas et Brian, deux gars extrêmement compétents».

«Avant que j'embauche Brian, ajoute-t-il, j'ai connu Thomas dans une conférence que j'ai donnée dans sa classe, à la faculté de droit de l'Université McGill, sur la protection du consommateur au Québec. Il était un étudiant très attentif.» Sur le fond, souligne M. Edmonston, «les deux sont sociaux-démocrates. Mais Brian s'identifie beaucoup plus à la gauche anglophone», qu'il juge différente de l'aile sociale-démocrate du Québec.

Dans une sorte de cri du coeur, car il a eu maille à partir avec les volontés centralisatrices de son parti, à l'époque, il soutient que «Thomas Mulcair reflète plus l'âme québécoise et qu'il est électoralement plus expérimenté.

«J'admire aussi son courage d'avoir démissionné sur une question de principe» du gouvernement de Jean Charest, écrit-il.

M. Edmonston pose cependant un jugement sombre sur l'avenir de son parti si M. Mulcair n'est pas élu chef le 24 mars prochain. Selon lui, cela signifiera que «le NPD est toujours dirigé par l'establishment de la gauche anglophone du Canada et que pour la députation québécoise», ce sera désormais «tais-toi et sois beau».

Les néo-démocrates se rappellent toujours avec nostalgie l'élection du premier des leurs au Québec, et ont tenté en vain de rééditer l'exploit jusqu'à ce que M. Mulcair arrache la circonscription d'Outremont aux libéraux, en septembre 2007.

Aujourd'hui chef adjoint du NPD, M. Mulcair soupèse ses chances et n'a pas encore décidé s'il se lancera dans cette course qui se terminera le 24 mars.

S'il jouit de nombreux appuis dans le caucus québécois, le député ne fait pas l'unanimité, et sa collègue Françoise Boivin souhaite l'élection d'un chef qui ne soit pas du Québec pour assurer la progression du parti aux prochaines élections.

Selon son bureau, le député d'Outremont fera connaître sa décision «d'ici une quinzaine de jours».

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