Jean-Martin Aussant dit oui au pays, mais non au Parti indépendantiste

«Si j'avais eu l'intention de joindre un parti...

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«Si j'avais eu l'intention de joindre un parti existant, ce serait déjà fait», a déclaré M. Aussant dimanche en entrevue téléphonique au Soleil.

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) Même si Éric Tremblay, chef du Parti indépendantiste (PI), lui offre son poste de chef, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, n'a pas l'intention de joindre ce parti politique ni un autre parti déjà existant à la rentrée parlementaire.

Dimanche, dans nos pages, Éric Tremblay disait que l'un de ses objectifs prioritaires était de convaincre le député démissionnaire de se joindre à son parti, quitte à lui offrir son poste de chef, de façon à ce que le PI puisse être représenté rapidement à l'Assemblée nationale.

«Si j'avais eu l'intention de joindre un parti existant, ce serait déjà fait», a déclaré M. Aussant dimanche en entrevue téléphonique au Soleil. Celui qui a quitté le Parti québécois au début du mois de juin a avoué également qu'il ne partageait pas certaines positions prises par le PI.

«Tout d'abord, je dois dire que je ne suis pas d'accord avec M. Tremblay quand il dit que le référendum de 1995 a été perdu en raison du "veto anglais et ethnique". Je ne crois pas ça du tout. Ce sont plutôt les peurs économiques véhiculées par les fédéralistes qui nous ont fait perdre ce référendum», a-t-il expliqué.

Positions divergeantes

La position du Parti indépendantiste sur l'immigration dérange aussi l'ex-péquiste. Le parti dirigé par Éric Tremblay prône une baisse de l'immigration et une sélection des immigrants selon leur maîtrise du français.

«Moi, la façon dont je vois la souveraineté, c'est quel­que chose d'extrêmement inclusif qui inclut les gens qui ont choisi d'immigrer au Québec et de vivre avec nous, alors c'est clair que je ne suis pas d'accord avec cet aspect de leur programme», enchaîne-t-il.

Il avoue toutefois partager avec le PI l'idée de déclarer la souveraineté sans référendum, après l'élection d'une majorité de députés souverainistes. «Ce serait tout à fait légitime. Le Québec est entré dans le Canada par un simple vote du Parlement, sans même une élection. Si on le dit clairement durant la campagne électorale, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire après avoir remporté l'élection.»

Nouveau parti

S'il ne souhaite pas joindre un parti existant, Jean-Martin Aussant avoue toutefois que sa réflexion estivale penche de plus en plus vers la création d'un nouveau parti souverainiste, même si aucune décision finale n'est encore prise.

«Il me reste des rencontres importantes en août et je verrai en septembre si je demeure un député indépendant ou si je lance un nouveau parti. La plupart de mes discussions arrivent à la conclusion qu'un nouveau véhicule souverainiste s'impose pour refaire la pédagogie de la souveraineté. Par le passé, on n'a pas suffisamment mis de l'avant les avantages de la souveraineté et c'est ce qu'il faudrait faire pour réaliser notre projet d'un pays», conclut-il.

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