Colloque du Réseau Liberté-Québec: la droite recrute un ex-allié de François Legault

Christian Dufour est un universitai­re aux sympathies nationalistes... (Photothèque Le Soleil)

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Christian Dufour est un universitai­re aux sympathies nationalistes connues.

Photothèque Le Soleil

<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) C'est le politologue Christian Dufour qui traitera de la question identitaire lors du collo­que du Réseau Liberté-Québec, le mois prochain, à Montréal.

Peu après la confirmation de la pré­sence de députés conservateurs de Stephen Harper au rassemblement, Éric Duhaime, un des organisateurs de Liberté-Québec, a indiqué que M. Dufour, un universitai­re aux sympathies nationalistes connues, sera un des conférenciers.

Liberté-Québec rassemble des partisans des idées de droite. Selon M. Duhaime, Christian Dufour abordera le thème de «changer sans renier 400 ans d'histoire». À sa première réunion, à Québec, le mouvement, qui se veut un réseau «de tous les Québécois partageant les idéaux de liberté et de responsabilité individuelle», avait tendu le micro à l'ex-ministre péquiste Jacques Brassard, pour le volet identitaire.

Selon le cofondateur du Réseau Liberté-Québec, le politologue devrait traiter des changements que peut apporter la droite «tout en respectant la spécificité québécoise». Pour M. Duhaime, le discours devrait proposer des pistes pour «moderniser l'État québécois sans renier notre passé».

La participation de Christian Dufour ne devrait pas passer inaperçue. Il est une des personnalités qui ont été consultées dès le début de la création de la Coalition pour l'avenir du Québec, dont le principal animateur est l'ancien ministre du Parti québécois François Legault.

La collaboration de M. Dufour s'est terminée dans la déception lorsque la question nationale a été élaguée du manifeste de la Coalition.

Sur la question linguistique, tous les participants à la réunion ne partageront pas les mêmes vues que l'universitaire. Par exemple, M. Dufour a été un des rares intellectuels à s'élever contre la décision du gouvernement Charest sur l'enseignement de l'anglais en sixième année, «une régression identitaire».

M. Dufour a d'ailleurs signé un livre évocateur sur le sujet, Les Québécois et l'anglais - Le retour du mouton.

Dans la salle, un des participants devrait être, s'il n'y a pas d'élections fédérales, Maxime Bernier. En début d'année, le député de Beau­ce a déclenché une tempête politique en déclarant que le Québec n'a «pas besoin de la loi 101 pour protéger la langue française».

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