Jean Charest renonce à son salaire annuel de 75 000 $ du PLQ

Jean Charest s'était engagé à renoncer à la... (La Presse Canadienne)

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Jean Charest s'était engagé à renoncer à la portion partisane de son salaire, dès l'adoption du projet de loi, qui fera en sorte que tous les élus de l'Assemblée nationale seront désormais soumis à un code d'éthique.

La Presse Canadienne

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(Québec) En 2011, le premier ministre Jean Charest gagnera 175 045 $ plutôt que 250 045 $.

Après l'adoption du Code d'éthique et de déontologie des élus de l'Assemblée nationale, M. Charest a officiellement renoncé, vendredi, au salaire de 75 000 $ que lui versait le Parti libéral du Québec depuis plus de 10 ans.

Le projet de loi 48, instituant un code de déontologie et créant un poste de commissaire à l'éthique, a été adopté à l'unanimité.

Le titulaire de cette nouvelle charge publique devra être nommé par l'Assemblée nationale avec l'approbation des deux tiers de ses membres. Il aura la responsabilité de voir à l'application du code de conduite des élus.

Celui-ci énonce les valeurs éthiques qui devront les guider. Il édicte les règles de déontologie qu'ils devront respecter.

Les députés devront présenter au futur Commissaire à l'éthique une déclaration de leurs intérêts personnels, ainsi que de ceux des membres de leur famille immédiate.

Le ministre Jean-Marc Fournier espère que cette adoption contribuera au rétablissement de la confiance de la population envers les élus.

«Les dérives du gouvernement ont été contrôlées», se félicite le péquiste Stéphane Bédard. «Un ministre ne pourra plus posséder une entreprise faisant affaire avec l'État. Un élu ne pourra plus recevoir un salaire de son parti.»

Sur la colline parlementaire, tous les députés saluent la qualité du travail effectué sur ce front ces dernières semaines.

À l'Université Laval, le professeur de science politique Raymond Hudon le salue aussi, tout en rappelant cependant que personne ne peut être contre la vertu... Il note qu'ont été couchés sur papier des «principes qui vont de soi».

De guerre lasse

Le 20 mai, le chef du gouvernement québécois avait annoncé qu'il abandonnerait sa prime du Parti libéral du Québec dès que ce code de conduite serait adopté.

À ce moment-là, le Parti québécois établissait un lien entre sa «rallonge» et son refus de tenir une enquête publique sur le financement des formations politiques, l'industrie de la construction et l'octroi de contrats gouvernementaux. Pauline Marois avait même affirmé que Jean Charest craignait de «mordre la main qui le nourrit».

M. Charest a toujours estimé «légitime» de toucher un salaire du parti qu'il dirige. S'il a fini par accepter d'y renoncer, c'est pour lever «l'obstacle» qu'il faisait peser sur l'adoption du projet de loi 48, a-t-il expliqué.

Au printemps, il a assuré qu'il ne remplacerait pas sa prime de 75 000 $ par la pension fédérale à laquelle il a droit pour avoir siégé à Ottawa de 1984 à 1998. Il a dit qu'il attendrait de se retirer de la vie politique avant de la toucher.

Lorsqu'il a été élu au poste de premier ministre du Québec, en 2003, il avait annoncé que sa pension fédérale serait versée au fonds consolidé de l'État québécois.

Même si ce n'est pas dans ce mandat-ci que les salaires du premier ministre du Québec et des 124 autres élus de l'Assemblée nationale seront haussés, il n'empêche que la question devra finir par être posée sérieusement, reconnaissent les partis d'opposition.

Comparaisons

À qui ou à quoi comparer le salaire du chef du gouvernement québécois, actuellement fixé à 175 045 $? Il existe autant de paramètres que de situations. Revenons sur quelques exemples phares.

Le revenu moyen au Québec est de moins de 40 000 $.

Le salaire annuel total du premier ministre du Canada est de 315 000 $. Un député fédéral gagne 157 000 $.

Il y a deux ans, le grand patron d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, a encaissé une rémunération totale de 546 000 $.

Le salaire de base des députés de l'Assemblée nationale est de 85 388 $. Ils ont droit à une allocation annuelle de dépenses de 15 181 $.

Récemment, le conseil général du Parti libéral du Québec a recommandé au gouvernement de créer un comité indépendant pour revoir la rémunération des députés québécois.

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