Québec prêt à ouvrir une porte au logiciel libre

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Le logiciel libre fera l'objet d'une section dédiée dans la politique sur les «ressources informationnelles» que doit déposer la ministre Courchesne cet automne.

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(Québec) La présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, prévoit faire une place au logiciel libre dans la politique qu'elle doit bientôt déposer sur la gouvernance et les ressources informationnelles. Déjà, des idées commencent à circuler en dehors du gouvernement sur des moyens à prendre pour structurer le développement de ce modèle.

La semaine dernière, deux députés du Parti québécois dévoilaient un dossier qui évoquait les économies que pourrait entraîner le recours au logiciel libre pour le gouvernement provincial. Selon Marie Malavoy et Sylvain Simard, l'État québécois doit se doter d'une politique d'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts.

Jeudi, l'attachée de presse de Mme Courchesne, Isabelle Mercille, affirmait que «la ministre est sensible à l'évolution de cette industrie-là. Une section sera dédiée spécifiquement au logiciel libre dans la politique-cadre sur la gouvernance et les ressources informationnelles que Mme Courchesne doit déposer à l'automne».

La ministre a d'ailleurs été invitée à participer au prochain Salon du logiciel libre, qui se tiendra en décembre à l'Université Laval, et auquel participera notamment Richard Matthew Stallman, fondateur de la Free Software Foundation et concepteur du système d'exploitation GNU/Linux. Sa participation n'a toutefois pas encore été confirmée.

Développement

Le Québec pourrait se donner des outils qui stimuleraient le développement du logiciel libre, estime par ailleurs Daniel Pascot, directeur du département des systèmes d'information organisationnels (SIO) à la faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval.

D'après lui, dans la mesure où nous pourrions recourir à un assez grand nombre de logiciels, il serait inutile de chercher à devenir un leader mondial sur quelques-uns seulement.

Le développement de ces logiciels repose essentiellement sur la collaboration entre des spécialistes, souvent dispersés à travers le globe, rappelle-t-il. «Ceux qui décident dans le logiciel libre, ce sont ceux qui codent, ils contrôlent son évolution.»

Contribuer pour se positionner

Et pour que le Québec arrive à se positionner dans ce domaine, il devrait être en mesure d'apporter une contribution au développement du logiciel : «Ça veut dire investir du temps, apprendre le logiciel et se faire reconnaître de l'équipe de développement.»

Il avance l'idée de «proposer des subventions ou des bourses pour que des individus, répartis dans plusieurs entreprises, en relation avec l'université, le cégep ou des centres de recherche, deviennent des développeurs reconnus.»

L'Association professionnelle des entreprises en logiciels libres du Québec pourrait à son avis jouer un rôle utile dans le déploiement d'une telle initiative.

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