Le PQ plaide en faveur du logiciel libre

L'implantation d'un logiciel libre comme OpenOffice ferait économiser...

Agrandir

L'implantation d'un logiciel libre comme OpenOffice ferait économiser des millions à l'État, affirment Marie Malavoy et Sylvain Simard.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le Conseil du trésor se prive de millions de dollars d'économies en tournant le dos au logiciel libre, au moment où il veut donner un coup de barre dans les dépenses informatiques, soutient le Parti québécois.

Marie Malavoy, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de recherche, et Sylvain Simard, porte-parole en matière de Conseil du trésor, de fonction publique et de services gouvernementaux, ont monté un dossier pour dénoncer l'inertie du gouvernement libéral dans ce dossier.

En 2004, rappelle Mme Malavoy, le gouvernement s'engageait à faire une place au logiciel libre dans son rapport sur le gouvernement en ligne. Six ans plus tard, il a fallu un jugement du tribunal pour forcer l'État à seulement considérer cette option dans ses appels d'offres.

Selon elle, «le gouvernement entretient une dépendance technologique envers Microsoft alors qu'il devrait plutôt se doter d'une véritable politique d'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts au sein de son administration».

Le Québec ne gagne rien à se limiter au quasi-monopole de Microsoft, ajoute Sylvain Simard.

«Quels profits retirons-nous des millions de dollars qu'on lui verse en licences? dit-il. Les deux seuls détaillants autorisés à faire affaire avec Québec sont basés à Toronto. On est une colonie, ils nous envoient le produit et nous, on l'achète, sans autre retombée.»

Les deux députés ont cité des exemples d'économies réalisées grâce à l'implantation du logiciel libre. La commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles utilise la suite OpenOffice sur 9000 postes de travail. Elle économise ainsi 800 000 $ en licences sur un horizon de quatre à cinq ans.

En Europe, la Gendarmerie française a économisé sept millions d'euros (9,8 millions $CAN) par année, et la police suédoise a réduit de 50 % ses coûts informatiques en cinq ans, grâce à des solutions basées sur le logiciel libre.

Ils citent également l'exemple de la fusion, en 2007, entre la Bourse de New York (NYSE) et le groupe Euronext. NYSE-Euronext, aujourd'hui le premier groupe mondial de places boursières, est alors passé au logiciel libre. Selon l'architecte responsable du système informatique, les économies sont de l'ordre de 50 %, mais surtout l'architecture du système en a été grandement simplifiée.

Dossier de santé

«Au Québec, on se bute à des problèmes qu'on n'arrive pas à résoudre avec nos systèmes actuels et qui nous coûtent de plus en plus cher, déplore Marie Malavoy. C'est une raison de plus pour faire un virage.»

Et face aux ratés du Dossier de santé du Québec, Sylvain Simard croit que le logiciel libre offre une souplesse qui peut se révéler extrêmement utile.

«Présentement, on développe de façon centralisée à partir de logiciels rigides, et personne ne s'y retrouve vraiment. Les régions se créent leurs propres dossiers santé parce que la solution proposée ne leur offre pas la capacité d'adapter le système à leurs besoins. À partir de logiciels libres, on pourra permettre aux utilisateurs de participer au développement de la solution et faciliter leur travail.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer