Financement de l'ADQ: Taillon n'a jamais parlé à la SQ

Le jour de sa démission, Gilles Taillon avait... (Photo La Presse Canadienne)

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Le jour de sa démission, Gilles Taillon avait évoqué des «aspects troublants» au sujet du financement de l'ADQ.

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(Québec) Selon l'ADQ, Gilles Taillon n'a jamais parlé à la Sûreté du Québec (SQ), et ses allégations de financement irrégulier au parti n'étaient que de l'esbroufe.

Mandatée d'éclaircir les «aspects troublants» du financement du parti évoqués par M. Taillon le jour de sa démission, la députée adéquiste Sylvie Roy est revenue bredouille. «Il n'y a rien, assure-t-elle. J'ai fait le tour, et tout est conforme.»

La députée de Lotbinière s'est penchée plus particulièrement sur des informations du Journal de Montréal quant à une facture de 14 000 $ qu'aurait payée l'entrepreneur Tony Accurso en 2007 lors d'une activité de financement du parti. Des allégations à l'origine de la sortie de M. Taillon, croit-elle.

«Je ne vois rien d'autre, affirme Mme Roy. Les personnes qui étaient là m'ont dit qu'elles ont payé leur facture. C'est dans le champ. [M. Taillon] s'est fié sur le journal.»

Lors de l'annonce de son départ, début novembre, Gilles Taillon a indiqué son intention de rencontrer «les autorités de la Sûreté du Québec» pour les informer de la situation. Il a dit au Soleil le mois dernier avoir «respecté [ses] engagements» à cet égard.

Pourtant, le président de l'ADQ, Christian Lévesque, soutient le contraire. Selon lui, la SQ a elle-même fait savoir au parti que M. Taillon n'a pas donné signe de vie. M. Taillon «disait qu'il voulait le faire, mais il ne l'a pas fait», affirme M. Lévesque. «Il a lancé quelque chose et il s'est aperçu après qu'il n'y avait rien, ajoute-t-il. Il n'a pas été voir d'agent.»

Le nouveau président assure que les livres comptables de l'ADQ ont toujours été remplis de façon irréprochable.

Par ailleurs, l'exécutif national du parti a entériné mercredi la décision de faire de M. Lévesque non seulement le président, mais aussi le directeur général de l'ADQ. Il touchera 45 000 $ par année pour cette fonction, mais rien d'autre que le remboursement de certaines dépenses pour celui de président.

Il veut réviser chacun des postes budgétaires du parti pour limiter au maximum les dépenses et asseoir les finances du parti «sur du roc». Dorénavant, les sommes versées par les militants iront uniquement au remboursement de la dette de 640 000 $ de l'ADQ et à la constitution d'un trésor de guerre électoral. Seuls les fonds versés par le Directeur général des élections serviront au fonctionnement du parti.

En ce moment, l'ADQ peut compter sur une trentaine d'associations de circonscription fonctionnelles. Le nouveau pdg se donne pour objectif d'en redresser 30 autres au cours des six prochains mois.

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