«Éric est un travailleur acharné et très rigoureux qui a marqué l'ADQ. Avec Éric, l'ADQ redeviendra un parti de centre-droit, alors que durant la dernière campagne, c'était devenu un parti de centre avec une petite tendance à gauche. On a essayé de faire plaisir à tout le monde», a commenté Picard, en compagnie d'Éric Caire à l'ouverture du congrès de la Commission des jeunes de l'ADQ à Lévis.
«Le manque de cohésion de nos 18 mois d'opposition officielle explique en grande partie nos résultats lors du dernier scrutin général. La démission de Mario Dumont et la course à la chefferie doivent inciter les membres du parti à s'interroger sur ce qui doit changer. Les valeurs d'Éric Caire sont celles de l'ADQ, et sa vision pour l'avenir du parti et du Québec constitue un changement majeur et nécessaire», a-t-il poursuivi.
Éric Caire était très heureux d'obtenir l'appui de l'un des vétérans de l'ADQ à l'Assemblée nationale. «Cet appui est d'autant plus important que Marc Picard est élu depuis 2003, dont deux élections avec un très fort vent de face. Il a aussi été vice-président de l'Assemblée nationale, donc il est respecté et apprécié de tous.»
Un mentor
«Marc Picard a été pour moi un mentor quand je suis arrivé comme député, et j'espère pouvoir bénéficier encore de ses conseils si je deviens chef de l'ADQ pour que le parti retrouve ses lettres de noblesse», enchaîne le candidat à la direction du parti.
D'autre part, Éric Caire estime que les propositions contenues dans le cahier remis aux congressistes de la Commission des jeunes ne sont pas trop extrémistes et correspondent très bien à son profil de centre-droit.
«Je me retrouve dans la plupart des propositions. C'est bien plus centre-droit que droite. Un parti de droite dirait aux universitaires de payer eux-mêmes tous les coûts de leurs études. Un parti de centre-droit ne se désengage pas, il croit simplement que les responsabilités doivent être mieux partagées», a-t-il déclaré au sujet de la proposition d'augmenter les droits de scolarité.