Malaisie: un incendie dans une école fait 23 morts

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Des gens sont réunis pour l'enterrement d'une des victimes de l'incendie qui a fait 23 morts.

AFP, Sadiq Asyraf

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Agence France-Presse
Kuala Lumpur

La police malaisienne a arrêté sept hommes accusés d'être à l'origine d'un incendie volontaire dans une école coranique qui a tué 23 personnes, pour la plupart des adolescents, au cours d'un des pires incendies de ces vingt dernières années en Malaisie, a annoncé samedi une source officielle.

Les suspects, âgés de 11 à 18 ans, ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi à proximité de l'école, à Kuala Lumpur, a déclaré le chef de la police de la capitale, Amar Singh.

Il semble qu'un différend entre les suspects et les adolescents décédés soit à l'origine du drame, et que les suspects aient mis le feu au dortoir du dernier étage jeudi matin à l'aide de bonbonnes de gaz, a-t-il ajouté.

«Il y avait des rivalités entre le groupe et les élèves de l'école coranique», a dit M. Singh lors d'une conférence de presse. Selon lui, "l'intention était de provoquer un incendie", et donc les suspects pourraient être accusés d'homicides volontaires.

Six des sept détenus ont été contrôlés positifs à la marijuana, a-t-il ajouté.

Deux professeurs et 21 garçons de 6 à 16 ans ont été tués dans l'incendie.

Les victimes ont été piégées dans leur dortoir par des grilles aux fenêtres qui les empêchaient de sortir, et enterrées vendredi soir après une identification difficile.

Au départ, la police avait attribué l'incendie à un accident provoqué par un court-circuit électrique ou un appareil contre les moustiques, mais a ensuite revu ses hypothèses.

Des survivants avaient effectivement déclaré avoir vu deux bonbonnes de gaz en feu, bloquant l'unique sortie du dortoir.

Le chef de la police a précisé que ces bonbonnes avaient été montées de la cuisine au dernier étage, et qu'une substance a été utilisée pour que le feu progresse rapidement.

La police a eu recours à des images de caméras de surveillance pour pister les suspects qui demeurent en détention provisoire, a-t-il ajouté.

Cet incendie devrait accroître la surveillance des écoles coraniques, appelées tahfiz, où de nombreux musulmans malaisiens envoient leurs enfants étudier le Coran mais qui ne dépendent pas des autorités de l'Education et opèrent souvent illégalement.

En l'occurrence, l'école incendiée jeudi n'avait pas les licences nécessaires, notamment un permis prouvant qu'elle respecte les normes de sécurité incendie.




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