Photos de seins nus: Kate et William gagnent leur cause

En septembre 2012, le magazine français Closer avait... (AFP, Thomas Samson)

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En septembre 2012, le magazine français Closer avait publié des photos prises au téléobjectif de Kate Middeleton, duchesse de Cambridge, alors qu'elle ne portait qu'un bas de maillot de bain.

AFP, Thomas Samson

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Paul Aubriat
Agence France-Presse
Nanterre

La justice française a condamné mardi le magazine people Closer à verser plus de 100 000 euros (150 000 $CAN) de dommages et intérêts au prince William et à sa femme Kate pour avoir publié des photos de la duchesse seins nus en 2012.

Le couple princier, qui réclamait 1,5 million d'euros (2,25 millions $CAN), est «satisfait» de cette décision et «l'affaire est désormais close», a déclaré un porte-parole de Kensington Palace dans un communiqué.

Laurence Pieau, la directrice de la rédaction de Closer, et Ernesto Mauri, le directeur de publication, ont en outre chacun été condamnés par le tribunal de Nanterre (ouest de Paris) à la peine maximale de 45 000 euros (48 500 $CAN) d'amende.

Atteinte à l'intimité de la vie privée

Comme deux paparazzi accusés d'avoir pris les photos, ils ont été reconnus coupables d'atteinte à l'intimité de la vie privée ou de complicité.

La décision rendue mardi, notamment sur les dommages et intérêts, «est conforme à la jurisprudence», a commenté l'avocat du magazine, Me Paul-Albert Iweins, qui a dit s'en «féliciter». Il a en revanche considéré l'amende «exagérée pour une simple affaire d'ordre privé».

Sur les images, reproduites le 14 septembre 2012 dans Closer, on pouvait voir Kate et son époux William, deuxième dans l'ordre de succession au Trône britannique, au bord de la piscine d'un luxueux domaine du Lubéron, dans le sud-est de la France. La duchesse de Cambridge n'y portait qu'un bas de maillot de bain.

Pris au téléobjectif, ces clichés avaient indigné la famille royale et jusqu'aux tabloïds britanniques.

Closer, un hebdomadaire dédié à la vie privée des célébrités, a été le premier à les publier. Il a été suivi de plusieurs autres publications européennes, tels le magazine Chi en Italie et le Daily Star irlandais.

Le duc et la duchesse de Cambridge avaient déjà été au coeur de l'actualité lundi, quand ils avaient annoncé qu'ils allaient devenir parents pour la troisième fois en près de cinq ans.

Faits «douloureux»

À l'audience en mai, le procureur avait réclamé des amendes «très significatives» contre les deux représentants de Closer et contre les deux paparazzi de l'agence parisienne Bestimage, Cyril Moreau, 32 ans, et Dominique Jacovides, 59 ans, qui nient avoir pris ces photos.

Les deux photographes ont chacun été condamnés mardi à 10 000 euros d'amende (15 000 $CAN), dont 5000 (7500 $CAN) avec sursis. L'un d'eux, Dominique Jacovides, suit régulièrement pour Bestimage le président français Emmanuel Macron.

Les quatre condamnés devront par ailleurs solidairement verser 50 000 euros (75 000 $CAN) à chacun des époux.

Début mai, l'avocat du couple britannique, Me Jean Veil, avait lu au tribunal une lettre du prince William dénonçant des faits «particulièrement douloureux, car ils nous rappellent le harcèlement à l'origine du décès de (sa) mère».

La princesse Diana est morte en 1997 à Paris dans un accident de voiture survenu pendant une course poursuite avec des photographes.

Devant les juges, les avocats de Closer avaient au contraire invoqué l'«intérêt légitime» de ce magazine qui véhiculait, selon eux, «une image valorisante du couple».

Rapidement après la parution, Kate et William avaient obtenu de la justice civile française l'interdiction de la cession et de toute nouvelle diffusion des photos litigieuses.

Une semaine avant Closer, le 7 septembre 2012, le journal régional La Provence avait reproduit une photo de la duchesse en maillot de bain, ce qui avait également été sanctionné par la justice mais avec des montants bien moindres et avec sursis.

La photographe avait été condamnée à 1000 euros (1500 $CAN) d'amende avec sursis, tandis que le directeur de la publication de l'époque, Marc Auburtin, s'était vu infliger 1500 euros (2250 $CAN) d'amende avec sursis, plus 3000 euros (4500 $CAN) de dommages au couple princier - qui en réclamait 50 000 (75 000 $CAN). Pour cette photo qui, «sans être indécente, sans être vulgaire», ne devait néanmoins «pas paraître», le procureur avait requis des amendes avec sursis.




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