Une guerre avec la Corée du Nord serait «horrible»

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Kim Jong-un visite le palais du Soleil Kumsusan, à Pyongyang, en compagnie de l'élite de l'armée nord-coréenne, le 8 juillet.

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Associated Press
Pékin

Une solution militaire à la menace des missiles nord-coréens serait «horrible», a admis jeudi le chef d'état-major de l'armée américaine, avant d'ajouter qu'il serait «inimaginable» de permettre à Pyongyang d'acquérir la capacité de lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis.

Le général Joseph Dunford a fait ces commentaires depuis Pékin, où il poursuit sa tournée en Asie. Il a dit aux journalistes que le président Donald Trump «nous a (directement) demandé de développer des options militaires crédibles, et c'est exactement ce que nous faisons».

Le général Dunford répondait à des questions concernant les propos du stratège en chef de M. Trump, Steve Bannon, qui déclarait tout récemment qu'on ne peut répondre à la menace nord-coréenne par la force.

«Il n'y a pas de solution militaire, oubliez ça. Jusqu'à ce que quelqu'un résolve la partie de l'équation qui me montre que dix millions de personnes à Séoul ne mourront pas dans les 30 premières minutes sous des armes conventionnelles, je ne sais pas de quoi vous parlez, il n'y a pas de solution militaire, ils nous tiennent», a dit M. Bannon à «The American Prospect».

À Pékin, le général Dunford a admis «qu'une solution militaire à ce problème serait horrible, sans aucune question». Il a ensuite ajouté que «ce qui est inimaginable, ce serait de permettre (au dictateur nord-coréen Kim Jong-un) de développer des missiles balistiques armés d'une ogive nucléaire qui pourraient menacer les États-Unis et continuer de menacer la région».

Le général Dunford a rencontré le président chinois Xi Jingping et plusieurs leaders de l'armée chinoise. Ces derniers lui auraient demandé d'écarter toute action militaire en insistant que «seules les négociations sont une option viable», selon la presse chinoise officielle.

Le général Dunford a aussi dit que la Corée du Sud sera consultée avant toute intervention militaire.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré jeudi qu'il envisagera de dépêcher un envoyé spécial en Corée du Nord pour commencer des discussions diplomatiques si Pyongyang cesse ses tests de missile et ses essais nucléaires.

Il a également déclaré qu'il n'y aura pas de guerre, même si certains Sud-Coréens craignent que les menaces du président américain Donald Trump de déchaîner «le feu et la colère» sur la Corée du Nord conduisent à de véritables combats.

Il croit que les menaces de Donald Trump servent à mettre de la pression sur Pyongyang et «ne se traduisent pas nécessairement par une volonté de lancer une action militaire».

Moon Jae-in a ajouté que «les gens avaient travaillé fort ensemble pour reconstruire le pays après la guerre de Corée et qu'ils ne pouvaient pas tout perdre à cause d'une guerre.»




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