McCain fait face à une faible chance de survie

John McCain... (Archives AFP, Brendan Smialowski)

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Agence France-Presse
Washington

Le cancer du cerveau qui frappe le sénateur américain John McCain est un glioblastome, une tumeur cérébrale assez fréquente et très agressive avec un des taux les plus faibles de survie.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce type de tumeur a la malignité la plus élevée parmi les cancers.

Il s'agit d'une dégénérescence des astrocytes, des cellules qui jouent un rôle important pour la santé des neurones, les cellules cérébrales.

Cette tumeur touche en majorité les enfants et les adultes de plus de 50 ans.

L'espérance de vie varie de 12 à 16 mois après le diagnostic, selon les statistiques médicales, mais cela peut varier considérablement en fonction des patients.

«Tout dépend où est situé le cancer et ses effets sur le malade», explique dans le Washington Post le Dr Frederick Smith, un cancérologue de Chevy Chase dans le Maryland.

Jusqu'à 30 % des patients survivent plus de deux ans, et 10 % plus de cinq ans, relève-t-il.

L'âge peut affecter la survie du malade. Être jeune est considéré comme un facteur pour un pronostic plus favorable.

Les autres facteurs importants sont l'état de santé général du patient au moment du diagnostic et les caractéristiques moléculaires de la tumeur.

Le glioblastome a emporté des personnalités comme le sénateur Edward Kennedy en 2009 à 77 ans et plus récemment Beau Biden, le fils de l'ancien vice-président Joe Biden en 2015 alors qu'il n'était âgé que de 46 ans.

Le sénateur Kennedy avait été diagnostiqué en mai 2008 après un évanouissement. Il a été opéré pour enlever la tumeur. Il est décédé en août 2009.

Quant à Beau Biden, le diagnostic a été établi en 2013. Également opéré et traité avec de la radiothérapie et de la chimiothérapie, il avait pu reprendre son travail. Mais le cancer est réapparu, l'emportant en mai 2015.

Une intervention chirurgicale est souvent effectuée pour enlever le plus possible de la tumeur, mais des cellules cancéreuses microscopiques subsistent le plus souvent dans des tissus sains avoisinants et provoquent ultérieurement une récurrence de la maladie, expliquent des cancérologues.

La radiothérapie et la chimiothérapie sont les traitements standard pour contenir le cancer, mais le plus souvent sans succès.

L'immunothérapie, un nouveau traitement anticancéreux qui dope ou modifie les cellules du système immunitaire pour qu'elles puissent reconnaître et détruire le cancer, font l'objet de plusieurs essais cliniques chez des patients atteints d'un glioblastome, mais sans résultat probant à ce jour.

Le glioblastome représente 55,4 % des gliomes, l'ensemble des tumeurs cérébrales, bénignes et malignes, selon l'American Brain Tumor Association.

Près de 12 400 nouveaux cas seront diagnostiqués en 2017 aux États-Unis, selon l'association.




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