Affaire russe: un fils de Trump et son gendre devant le Sénat

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Donald Trump Junior

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Mary Clare Jalonick
Associated Press
Washington

Des membres de la garde rapprochée de Donald Trump durant la campagne présidentielle sont appelés à témoigner devant les comités du Sénat, la semaine prochaine, notamment le fils aîné du président américain et son gendre.

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Jared Kushner

AP, Evan Vucci

L'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort... (AP, Matt Rourke) - image 1.1

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L'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort

AP, Matt Rourke

La semaine prochaine a tout le potentiel d'être marquée par les témoignages les plus imposants relativement aux enquêtes sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016 depuis la comparution, en juin, du directeur limogé de la police fédérale américaine (FBI), James Comey.

Donald Trump fils doit comparaître devant le comité juridique du Sénat le 26 juillet, de même que l'ex-directeur de campagne de M. Trump, Paul Manafort, selon une liste de témoins dévoilée mercredi.

Un avocat travaillant pour le gendre et conseiller du président américain, Jared Kushner, a en outre indiqué que ce dernier prendra la parole devant le comité de renseignement du Sénat lundi.

Cette rencontre devrait prendre place derrière des portes closes.

Un avocat pour Donald Trump fils, Alan Futertas, n'avait pas répondu dans l'immédiat aux demandes d'entrevue de l'Associated Press.

Le porte-parole de M. Manafort, Jason Maloni, a quant à lui fait savoir que l'ex-directeur de campagne avait reçu la demande du comité du Sénat mercredi après-midi et que ce dernier en était à la lire.

Il est presque certain que tous trois seront interrogés au sujet de leur participation à une rencontre, en juin 2016, avec l'avocate russe Natalia Veselnitskaya.

Cette réunion avait été planifiée par l'entremise de courriels dans lesquels on soutenait que l'entretien permettrait de révéler des informations compromettantes à l'égard d'Hillary Clinton, alors candidate démocrate à la présidentielle.

L'avocate russe a fait savoir dans une entrevue accordée à la chaîne télévisée RT, mercredi, qu'elle était prête à témoigner devant le Sénat américain pour «clarifier la situation».

Mme Veselnitskaya a démenti les affirmations selon lesquelles elle travaille pour le gouvernement russe.

Le démocrate de la Virginie Mark Warner, qui siège sur le comité de renseignement du Sénat, a affirmé que l'avocate n'avait pas encore été invitée à témoigner, ajoutant qu'il souhaitait entendre la version des faits de celle-ci ainsi que d'autres personnes qui ont pris part à la rencontre de juin 2016.

M. Warner a ajouté qu'il n'avait pas encore été déterminé si les témoins de premier plan attendus par son comité - notamment M. Trump fils et M. Manafort, devront témoigner dans des audiences privées ou publiques.

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Jeff Sessions

AP, John Locher

Trump dit regretter d'avoir nommé son ministre de la Justice

Le président américain Donald Trump a dit mercredi dans un entretien au New York Times qu'il n'aurait jamais nommé Jeff Sessions au poste de ministre de la Justice, s'il avait su que ce dernier se récuserait dans l'enquête du FBI concernant l'affaire russe.

Donald Trump a estimé que Jeff Sessions n'aurait pas dû accepter sa nomination s'il se savait compromis dans l'affaire des liens supposés entre sa campagne électorale et la Russie

«Comment pouvez-vous accepter un poste et ensuite vous récuser? S'il s'était récusé de lui-même avant de prendre le poste, j'aurais dit "Merci Jeff, mais je ne vais pas vous prendre"», a dit Donald Trump dans un entretien au New York Times.

«C'est extrêmement injuste, et je pèse mes mots, pour le président», a-t-il ajouté.

Cet extraordinaire désaveu du président fragile l'un des personnages les plus importants de son gouvernement.

En outre, Jeff Sessions, très longtemps un sénateur influent, a été l'un des plus fidèles soutiens du milliardaire lors de sa campagne présidentielle. Il s'était récusé dans l'enquête du FBI - sous tutelle du ministère de la Justice - après la révélation d'une rencontre avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, pendant la campagne.

Donald Trump a également critiqué dans cet entretien, le témoignage de Jeff Sessions devant la commission de renseignement du Sénat estimant que son ministre de la Justice avait donné «de mauvaises réponses».

Jeff Sessions avait vigoureusement démenti les accusations de collusion avec la Russie pour influencer l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump, les qualifiant de «mensonges détestables».

Il avait également eu de vifs échanges avec plusieurs sénateurs qui insistaient pour avoir des détails sur ses conversations avec Donald Trump, ce qu'il a refusé de fournir au nom de la confidentialité.

«Jeff Sessions a donné de mauvaises réponses», a dit Donald Trump dans son entretien au New York Times.

«Il a répondu à des questions simples et cela aurait dû être des réponses simples, mais ça ne l'était pas.»  AFP




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