Une pilote afghane fait le tour du monde

Shaesta Waiz effectue un tour du monde en... (AFP)

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Shaesta Waiz effectue un tour du monde en solitaire à bord de son Beechcraft. On la voit ici à Kaboul, en Afghanistan, le pays de ses parents.

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Agence France-Presse
Kaboul

La jeune pilote d'avion d'origine afghane Shaesta Waiz, qui effectue un tour du monde en solitaire à bord de son Beechcraft, a fait cette semaine à Kaboul une étape émouvante dans le pays de ses parents, qu'elle découvre à l'âge de 29 ans.

Depuis la Floride d'où elle s'est envolée mi-mai, l'Afghanistan est la onzième des trente étapes de sa route en solo à travers 18 pays, «la plus émouvante aussi», a-t-elle reconnu.

C'est la première fois que la jeune femme, née dans un camp de déplacés avant d'émigrer aux Etats-Unis où elle a grandi, retourne en Afghanistan. L'altitude élevée de la capitale, près de 2 000 mètres, l'a cependant empêchée d'y atterrir avec son petit appareil, qu'elle a laissé à Dubaï le temps de sa visite.

«Mon avion est vraiment petit pour cette altitude, c'est très difficile de voler si haut», a-t-elle expliqué mercredi, à l'issue d'une rencontre avec des écolières qui l'ont écoutée relater sa passion.

«Je suis l'une d'entre vous, je fais ce tour du monde pour vous inspirer et parler aux jeunes filles comme vous et vous dire "Croyez en vous et vos rêves se réaliseront"» a-t-elle lancé à l'auditoire, des adolescentes voilées vêtues pour certaines de robes traditionnelles.

Shaesta, en combinaison de pilote et foulard aux couleurs du drapeau afghan, s'est vue demander par l'une d'elles si «c'était son désir à elle de devenir pilote? Ou celui de son père?».

«C'est ce que je voulais faire, ma passion», a-t-elle insisté.

Les filles afghanes sont généralement assujetties aux volontés paternelles, puis à celles de leur mari.

«Le message que je veux leur transmettre, c'est qu'il faut travailler dur, c'est parfois difficile, et croire vraiment en son rêve. Je suis là aujourd'hui parce que je n'ai jamais abandonné», a-t-elle confié à la presse.

«Si j'avais grandi ici, peut-être ne serais-je pas devenue pilote. Je sais que les chances sont minces pour les filles ici, et j'espère pouvoir changer ça».

Shaesta a promis de «revenir et de lancer une association pour aider vraiment les filles. Vous avez ma parole».

«Je ne fais pas ça pour devenir célèbre, je fais ça pour vous les filles».

La jeune femme doit reprendre les commandes de son avion à Dubaï, direction l'Inde. Elle est attendue mi-août à son point de départ.

Si elle réussit, elle sera la huitième femme et la plus jeune à boucler un tour du monde en solitaire.




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