Trump fulmine face aux soupçons de collusion

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

La défense s'organisait mercredi à la Maison Blanche après les révélations d'une rencontre l'an dernier entre le fils aîné de Donald Trump et une avocate qu'il pensait être une émissaire du gouvernement russe capable de fournir des informations sur Hillary Clinton.

Les démocrates reprochent à Donald Trump Jr., codirigeant de l'entreprise familiale, d'avoir accepté, en pleine campagne présidentielle en juin 2016, ce qui lui était présenté comme une offre d'informations du pouvoir russe afin d'aider le candidat républicain à la Maison Blanche. Ce qui s'assimilerait à une tentative de coordination avec la Russie - même si l'avocate n'avait apparemment pas les informations attendues, et dit qu'elle n'a rien à voir avec le Kremlin.

Un avocat du président américain, Jay Sekulow, a fait le tour des télévisions pour marteler l'argument central: ce rendez-vous n'avait rien d'illégal, et Donald Trump n'était, de toute façon, pas dans la boucle.

«La rencontre elle-même et ce qui s'y est passé ne viole pas la loi. Le président n'était pas au courant», a résumé l'avocat sur ABC.

Mais la question de la légalité du rendez-vous est distincte de celle qui intéresse de nombreux élus du Congrès, démocrates et républicains: Don Jr. aurait-il dû informer les autorités américaines de la proposition étrange émanant de Russie ?

La question a été posée mercredi par un républicain à l'homme nommé à la tête du FBI par Donald Trump, Christopher Wray, qui - hasard du calendrier - témoignait lors d'une audition.

«Toute menace ou tentative d'interférer dans nos élections, de la part de n'importe quel acteur étatique ou non-étatique, correspond au type de choses dont le FBI aimerait être au courant», a-t-il répondu sans équivoque.

Le futur directeur du FBI a aussi poliment marqué son indépendance en déclarant que l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion n'était pas «une chasse aux sorcières», le terme employé par le président américain qui s'en estime la victime.

L'avocat et les soutiens conservateurs de Donald Trump utilisaient une seconde ligne de défense: ils rappellent qu'une consultante du parti démocrate a, en 2016, été en contact avec des responsables ukrainiens dans le cadre de ses recherches sur les liens prorusses de l'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort.

«Pourquoi ne pas appliquer les mêmes standards aux démocrates. Regardez ce à quoi Hillary Clinton a pu échapper. Honteux!" a tweeté Donald Trump, qui a aussi défendu son fils, "ouvert, transparent et innocent».

Paranoïa à la Maison Blanche

Des signes indiquent que la crise actuelle est plus grave les précédentes.

Selon d'innombrables sources anonymes qui s'épanchent auprès du New York Times ou du Washington Post, Donald Trump est furieux de voir l'affaire russe gagner en ampleur et exaspéré contre ses collaborateurs, particulièrement à cause des fuites à répétition, ce qui décuple la paranoïa interne.

Alors qu'il est resté invisible depuis son retour du G20 samedi, des journalistes ont rapporté qu'il passait beaucoup de temps devant sa télévision.

Réponse, sur Twitter, du milliardaire: «La M.B. (Maison Blanche) fonctionne parfaitement bien, concentrée sur la santé, les baisses d'impôts et beaucoup d'autres choses. J'ai très peu de temps pour regarder la télévision».

Il s'envolera mercredi pour Paris, où il doit participer aux cérémonies du 14 juillet.

Sur le fond, la rencontre entre Trump junior et l'avocate russe, Natalia Veselnitskaya, représente l'élément le plus explicite pointant vers une éventuelle tentative de collusion entre le camp Trump et la Russie.

Ce sera aux enquêtes officielles de trancher sur la réalité de ces allégations. L'une est conduite par Robert Mueller, ancien directeur du FBI. Les deux autres principales sont menées par les commissions du Renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Selon l'agence McClatchy mercredi, ces diverses investigations s'intéressent également de près à l'équipe numérique de la campagne Trump, alors dirigée par Jared Kushner, gendre et conseiller du président, afin de déterminer si elle avait assisté les auteurs présumés russes de la campagne de désinformation et de piratage ayant visé Hillary Clinton et les démocrates.

Comme Paul Manafort, Jared Kushner a participé à la fameuse réunion avec l'avocate russe, même si ce n'était que pour quelques minutes, selon son beau-frère.




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