Poutine et Trump se rencontreront en marge du G20

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Le président russe Vladimir Poutine, qui considère que les relations de son pays avec les États-Unis se sont dégradées depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, aura la chance de rencontrer son homologue américain à Hambourg.

AP, Natalia Kolesnikova

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Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump rencontrera pour la première fois son homologue russe Vladimir Poutine en marge du G20, prévu les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne et souhaite une relation «plus constructive» avec la Russie, a annoncé jeudi la Maison-Blanche.

«À Hambourg, le président rencontrera de nombreux dirigeants», a déclaré le général H.R. McMaster, conseiller à la Sécurité nationale, citant notamment le dirigeant russe.

Il a souligné que l'un des objectifs du déplacement de M. Trump en Europe était de mettre en place une approche commune face à la Russie.

«Comme le président l'a indiqué, il voudrait que les États-Unis et les dirigeants des pays occidentaux dans leur ensemble développent une relation plus constructive avec la Russie, mais il a aussi clairement indiqué que nous ferions ce qui est nécessaire pour répondre au comportement déstabilisateur de la Russie», a-t-il expliqué.

Pendant la campagne électorale, Donald Trump avait qualifié Vladimir Poutine d'homme «brillant et plein de talent», mais les deux hommes ne se sont pour l'heure jamais rencontrés.

Relations au plus bas

En fait, les relations entre la Russie et les États-Unis sont au plus bas depuis le renforcement par Washington de sanctions contre Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne.

Les États-Unis se sont également opposés à Moscou en lançant une frappe punitive contre l'armée syrienne après l'attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun, en avril. En réponse, la Russie avait brièvement interrompu la coordination militaire avec les Américains en Syrie pour éviter des incidents entre les forces des deux pays.

Vladimir Poutine avait jugé quelques jours plus tard lors d'un entretien avec la presse russe, que les relations entre la Russie et les États-Unis se sont dégradées depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Les promesses du président américain de normaliser les relations entre Moscou et Washington se sont également heurtées aux accusations de collusion entre la Russie et des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump. Plusieurs enquêtes, dont l'une menée par le FBI, sont en cours sur ces liens avec la Russie.

Donald Trump a rejeté ces accusations avec force.

En dépit des tensions avec Moscou, le président américain a toujours semblé retenir ses critiques à l'encontre du président russe. Il n'a notamment jamais clairement accepté les conclusions des agences de renseignement américaines selon lesquelles la Russie s'est rendue coupable d'ingérences dans l'élection présidentielle de novembre 2016.

En octobre 2016, toutes les agences du renseignement américain avaient fait état publiquement d'une ingérence de Moscou. En janvier 2017, elles précisaient que Vladimir Poutine en avait lui-même donné l'ordre.

***

Aussi une rencontre avec le président mexicain

Également, jeudi, les États-Unis et le Mexique ont annoncé que Donald Trump en profitera pour rencontrer son homologue Enrique Peña Nieto en marge du G20, cinq mois après une première rencontre controversée à México entre les deux hommes.

«Les deux responsables feront le point sur plusieurs sujets de la relation bilatérale», a indiqué sur Twitter le ministère mexicain des Affaires étrangères.

La Maison-Blanche a également confirmé la rencontre qui se déroulera en marge du sommet qui se tiendra en Allemagne, à Hambourg, les 7 et 8 juillet.

En janvier, Peña Nieto avait annulé un voyage à Washington devant l'insistance de Trump à vouloir faire payer au Mexique la construction d'un mur frontalier, l'une de ses principales promesses de campagne.

Trump s'était aussi engagé à renégocier, voire abroger, l'accord de libre-échange nord-américain (ALENA), regroupant les États-Unis, le Mexique et le Canada, accusé de détruire les emplois américains et d'être trop favorable au voisin du Sud.

L'annulation de cette visite officielle, ajoutée aux propos de campagne peu amènes du magnat républicain à l'égard des migrants mexicains, qualifiés de «criminels, narcotrafiquants et de violeurs», avait déclenché la pire crise diplomatique entre les deux pays.

Trump avait rencontré Peña Nieto en août 2016 à México, une visite qui avait valu de nombreuses critiques au président mexicain, accusé dans son pays d'avoir fait preuve de faiblesse face au candidat républicain à la Maison-Blanche.




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