Ces femmes qui ont pesé lourd dans les élections britanniques

Quatre femmes, deux gagnantes et deux perdantes, dont le sort résume les... (AFP, Glyn Kirk)

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AFP, Glyn Kirk

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Florence Biedermann
Agence France-Presse
Londres

Quatre femmes, deux gagnantes et deux perdantes, dont le sort résume les élections législatives du 8 juin au Royaume-Uni, illustrent le poids des femmes dans le monde politique britannique. Passage en revue de trois premières ministres et d'une opposante.

Les perdantes

Theresa May

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Theresa May

AFP, Daniel Leal-Olivas

La première ministre britannique faisait figure de nouvelle «Dame de fer», après Margaret Thatcher, chef du gouvernement de 1979 à 1990. Elle s'est révélée beaucoup plus vulnérable et apparaît en sursis après avoir organisé des élections anticipées qui ont fait perdre la majorité absolue à son Parti conservateur.

Partisane d'un Brexit «dur», avec sortie du marché unique et réduction de l'immigration provenant de l'UE, elle a misé toute la campagne sur sa personnalité «stable et solide». Elle est surtout apparue froide et rigide, alors que son côté technicienne pragmatique avait jusque-là semblé rassurer des Britanniques déboussolés par le Brexit.

Cette fille de pasteur de 60 ans a créé une association pour promouvoir les femmes en politique et se targue d'avoir fait naître des vocations. Elle est sinon restée très discrète sur les sentiments qu'a pu lui inspirer le fait d'être l'une des femmes politiques les plus puissantes au monde.

Nicola Sturgeon

Nicola Sturgeon... (AFP, Andy Buchanan) - image 3.0

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Nicola Sturgeon

AFP, Andy Buchanan

Première femme leader des indépendantistes écossais et du gouvernement régional, Nicola Sturgeon voit ses plans d'organiser un second référendum d'indépendance largement freinés par le résultat des élections qui a vu son Parti national écossais (SNP) perdre une vingtaine de députés.

Juriste de formation, d'une famille ouvrière, Nicola Sturgeon, 46 ans, est opposée au Brexit comme 62 % des Écossais. Elle a voulu surfer sur cette opposition pour réactiver l'idée d'un référendum d'indépendance, alors qu'elle est arrivée au pouvoir après l'échec du référendum de 2014.

Nicola Sturgeon déplore régulièrement le sexisme ordinaire dans la vie politique, soulignant ainsi que son apparence attire régulièrement des commentaires. «Chaque fois qu'une femme politique va devant une caméra, elle doit penser à une centaine de choses, consciemment ou non, dont les hommes n'ont pas à se préoccuper», disait-elle récemment au magazine The Gentlewoman. Et pour sa première rencontre avec Theresa May en tant que chef du gouvernement, elle regrettait que certains journalistes se soient «uniquement intéressés à nos chaussures».

Les gagnantes

Ruth Davidson

Ruth Davidson... (AFP, Daniel Leal-Olivas) - image 5.0

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Ruth Davidson

AFP, Daniel Leal-Olivas

La chef du parti conservateur en Écosse a décroché 12 sièges et sauvé la mise de Theresa May, tout en freinant les projets d'indépendance de Nicola Sturgeon.

Sa personnalité joviale et charismatique, son humour et son homosexualité revendiquée ont fait souffler un vent d'air frais et séduit des Écossais visiblement peu prêts à se lancer dans une nouvelle consultation d'autodétermination. Adepte du kick-boxing, l'ex-journaliste de 38 ans s'apprête à se marier avec sa fiancée irlandaise Jen Wilson.

Farouchement unioniste, elle est partisane d'un «Brexit ouvert» par opposition au «Brexit fermé» préconisé par Theresa May.

«Lorsque j'étais petite, les deux personnes les plus importantes du pays étaient la reine et Margaret Thatcher. J'ai grandi dans l'idée que tout était possible pour une femme», a-t-elle déclaré à l'AFP.

Arlene Foster

Arlene Foster... (AFP, Paul Faith) - image 6.0

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Arlene Foster

AFP, Paul Faith

Première femme à avoir été élue chef du gouvernement nord-irlandais, en janvier 2016, elle détient un pouvoir inédit puisque les 10 sièges de son petit parti unioniste et protestant font l'appoint pour que les conservateurs aient une majorité absolue au Parlement de Westminster.

Alignée sur bon nombre de positions des Tories, elle est pro-Brexit, mais pour une frontière souple entre les deux Irlande.

À 16 ans, pendant les «troubles» entre partisans et adversaires de l'union avec la Grande-Bretagne, elle a vu son père, policier, cible d'une tentative d'assassinat et le bus de son école exploser suite à un attentat des nationalistes irlandais de l'IRA.

Évoquant son parcours de femme en politique avec l'AFP, elle soulignait : «Il faut briser des vieilles barrières conservatrices. Il faut croire en soi et en ses capacités à aller de l'avant. Être une femme ne rend pas forcément plus dur d'être première ministre d'Irlande du Nord, mais vous devez croire que vous pouvez le faire, c'est la différence».




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