L'attaquant de Notre-Dame se revendique de l'EI

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Un policier surveille le parvis de Notre-Dame, à Paris, après l'attaque survenue mardi.

AFP, Bertrand Guay

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Emmanuel Duparcq, Katell Prigent
Associated Press
Paris

Un policier a été attaqué mardi sur le parvis de Notre-Dame à Paris par un homme armé d'un marteau qui, après avoir été blessé et arrêté, a revendiqué être un «soldat» du groupe État islamique, trois jours après l'attentat djihadiste de Londres.

L'assaillant «a crié au moment de l'agression: "C'est pour la Syrie"» et était porteur d'une carte l'identifiant comme «étudiant algérien», document dont il faut encore vérifier l'authenticité, a expliqué le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, lors d'un point presse.

«Apparemment, l'individu était seul», a-t-il précisé. Après l'agression, il a «revendiqué être un soldat du califat», autoproclamé par le groupe djihadiste État islamique (EI) en juin 2014, selon une source proche de l'enquête.

Selon une source policière, l'homme est «né en 1977 et de nationalité étrangère».

L'agresseur a été évacué vers un hôpital, selon la préfecture de police. Le policier agressé a, lui, été légèrement blessé à la tête, a-t-on appris de source policière. Un de ses collègues a riposté avec son arme de service, blessant l'agresseur au thorax.

Outre un marteau, celui-ci avait en sa possession deux couteaux de cuisine, selon les autorités. «On s'aperçoit qu'on est passé d'un terrorisme très sophistiqué à un terrorisme où n'importe quel outil peut servir pour commettre des agressions», a observé le ministre de l'Intérieur.

Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste. Par ailleurs, une perquisition menée par une quinzaine de membres de l'unité d'élite de la police, cagoulés et lourdement armés, était en cours mardi soir dans une résidence étudiante de Cergy, près de Paris, où l'assaillant louait un studio, a constaté une journaliste de l'AFP.

«On pense que c'est un point de chute» de l'assaillant, a déclaré une source policière à l'AFP, un locataire de l'immeuble décrivant un homme «très discret».

L'attaque a eu lieu vers 16h20. Un témoin a rapporté à l'AFP avoir entendu «crier très fort», puis vu «un mouvement de foule». «Les gens ont paniqué, j'ai entendu deux coups de feu, vu un homme étendu par terre, du sang partout», a-t-il ajouté, sans dévoiler son nom.

«On a entendu deux bruits de coups de feu, on ne s'est pas inquiété, d'ailleurs, personne ne s'est inquiété, personne ne courait», ont quant à elles relaté Aline et sa fille Gabrielle Wacogne, venues rendre visite à un proche hospitalisé à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu tout proche. «Puis soudain, on a vu des policiers arriver à pied, puis des voitures et des fourgons, ils ont tout de suite fermé les accès au parvis.»

Les principales voies d'accès menant à la cathédrale, où de nombreuses voitures de police affluaient, ont été bouclées par des cordons de sécurité. Et des centaines de badauds ont été repoussés de l'autre de la Seine, hors du périmètre de sécurité.

Trois jours après Londres

Plusieurs centaines de personnes ont été confinées à... (AP, Nancy Soderberg) - image 2.0

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Plusieurs centaines de personnes ont été confinées à l'intérieur de Notre-Dame à la suite de l'attaque.

AP, Nancy Soderberg

Notre-Dame, située en plein coeur du Paris touristique, est l'un des monuments les plus visités d'Europe, avec 13 millions d'entrées par an. Plusieurs centaines de personnes y ont été confinées dans le calme.

Cette agression intervient trois jours après un nouvel attentat au Royaume-Uni: sept personnes ont été tuées et 48 autres blessées samedi soir à Londres dans une attaque revendiquée par l'EI. 

La France a quant à elle été la cible de l'EI à plusieurs reprises depuis les attentats du 13 novembre 2015 (130 morts).

Les derniers attentats ont ciblé les forces de sécurité. Un policier a été assassiné sur les Champs-Élysées le 20 avril, juste avant le premier tour de la présidentielle, après des attaques qui ont visé des militaires, sans les tuer, au musée du Louvre et à l'aéroport d'Orly.

La cathédrale Notre-Dame a déjà été au coeur d'une enquête antiterroriste. En septembre 2016, les autorités françaises avaient démantelé un commando de femmes djihadistes à l'origine d'un attentat avorté à la voiture piégée - retrouvée non loin de Notre-Dame bourrée de bonbonnes de gaz - et qui préparaient, d'après les enquêteurs, une autre attaque «imminente» contre une gare.

Ces femmes, «téléguidées» par des djihadistes de l'EI en Syrie d'après les enquêteurs, avaient des connexions avec les auteurs de plusieurs attentats récents en France. Un djihadiste français Rachid Kassim, vraisemblablement tué à la suite d'un bombardement de la coalition, est soupçonné de les avoir téléguidées depuis les zones de djihad irako-syriennes.




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