Tombe du général de Gaulle vandalisée: les Français indignés

Les suspects auraient brisé la croix religieuse qui... (AFP, François Nascimbeni)

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Les suspects auraient brisé la croix religieuse qui surplombait la tombe du général de Gaulle.

AFP, François Nascimbeni

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Agence France-Presse
Colombey-les-Deux-Églises

Deux suspects étaient recherchés dimanche au lendemain de la dégradation de la tombe de l'ancien président français Charles de Gaulle, un acte a priori sans motivation politique qui a suscité émotion et indignation.

Celui qui avait proclamé «Vive le Québec libre!» depuis le balcon de l'hôtel de ville de Montréal est enterré à Colombey-les-Deux-Églises, le village dans l'est de la France où il est longtemps demeuré. Les enquêteurs sont sur les traces d'un homme d'une trentaine d'années qui, samedi, en moins d'une minute, est monté sur la tombe où repose la dépouille du général de Gaulle depuis son décès en 1970 et a brisé la croix religieuse qui la surplombe.

Le suspect a ensuite quitté le cimetière pour rejoindre sa voiture à l'extérieur où l'attendait une autre personne, également recherchée, a précisé dimanche le procureur de Chaumont (est), Frédéric Nahon.

Les enquêteurs ne privilégient aucune piste, mais l'acte politique est «peu probable étant donné qu'aucune revendication n'a été faite», a-t-il rappelé.

Cet incident s'est cependant produit un 27 mai, Journée nationale de la Résistance instaurée en 2014 par l'Assemblée nationale. Elle est l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance, dont de Gaulle a été le principal acteur et le héros pendant la Seconde Guerre mondiale.

La croix sera réinstallée très rapidement, «avant la fin de semaine prochaine», selon la mairie.

Dimanche, des visiteurs faisaient part de leur émotion aux abords de la sépulture du général de Gaulle, qui repose aux côtés de son épouse Yvonne et de sa fille Anne, dans ce village où il possédait une propriété.

«J'ai envie de pleurer. Je suis très attaché au général que je suis depuis son appel du 18 juin, c'est vous dire!» confiait Maurice, un Belge de 87 ans qui se rend régulièrement sur cette tombe attirant des dizaines de milliers de curieux par an.

L'événement a suscité une vive condamnation de la classe politique. Samedi soir, le président français Emmanuel Macron a fait part de son «émotion» après cet «acte de vandalisme» et adressé à la famille «ses sincères pensées».

Il a déclaré par communiqué que «la mémoire et la figure du général de Gaulle sont chères à tous les Français». Il a ajouté s'être assuré de la «prompte réparation de la sépulture».

«Honte à ceux qui, en profanant la tombe du général de Gaulle en cette journée de la résistance, insultent la France et ses valeurs», a écrit l'ex-président français de droite Nicolas Sarkozy sur Twitter.

Pour la chef de file de l'extrême droite Marine Le Pen, «vandaliser la tombe du général de Gaulle est un acte éminemment condamnable et totalement méprisable».

Le premier ministre Édouard Philippe a exprimé sur son compte Twitter sa «tristesse et consternation», qualifiant le geste d'un «acte contre la France».




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