Explosion meurtrière à Manchester

  • Une adolescente blessée dans l'explosion au spectacle d'Ariana Grande est escortée par des policières à Manchester. (Joel Goodman/LNP/REX/Shutterstock)

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    Une adolescente blessée dans l'explosion au spectacle d'Ariana Grande est escortée par des policières à Manchester.

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  • La salle de concert Manchester Arena, où venait de se produire la chanteuse Ariana Grande, a été évacuée à la suite d'au moins une explosion d'origine indéterminée. La police a annoncé un bilan de 19 morts et environ 50 blessés. (AP, Peter Byrne)

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    La salle de concert Manchester Arena, où venait de se produire la chanteuse Ariana Grande, a été évacuée à la suite d'au moins une explosion d'origine indéterminée. La police a annoncé un bilan de 19 morts et environ 50 blessés.

    AP, Peter Byrne

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  • Des policiers armés se réunissent près du Manchester Arena après l'explosion qui a fait au moins 19 morts. (AP, Peter Byrne)

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    Des policiers armés se réunissent près du Manchester Arena après l'explosion qui a fait au moins 19 morts.

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  • Des policiers armés surveillent les environs de l'amphithéâtre où a eu lieu l'attentat, à Manchester. (AP, Peter Byrne)

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    Des policiers armés surveillent les environs de l'amphithéâtre où a eu lieu l'attentat, à Manchester.

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  • Des ambulanciers près du Manchester Arena, où a eu lieu l'explosion. (AP, Peter Byrne)

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    Des ambulanciers près du Manchester Arena, où a eu lieu l'explosion.

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  • La consternation était grande pour les spectateurs qui ont dû évacuer le Manchester Arena à la suite d'une explosion mortelle, lundi soir. (AP, Peter Byrne)

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    La consternation était grande pour les spectateurs qui ont dû évacuer le Manchester Arena à la suite d'une explosion mortelle, lundi soir.

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  • Ariana Grande, lors d'un spectacle à New York, en 2016 (AFP)

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    Ariana Grande, lors d'un spectacle à New York, en 2016

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Edouard GUIHAIRE
Agence France-Presse
Manchester

Au moins vingt-deux personnes, dont de «nombreux jeunes et enfants», ont été tuées dans un attentat suicide à la sortie d'un concert lundi soir à Manchester, lorsqu'un homme a déclenché un engin explosif visant à causer un «maximum de victimes».

La puissante explosion, qui a également fait 59 blessées, a eu lieu dans le foyer de la Manchester Arena, une salle d'une capacité de 21.000 personnes, à la fin du concert de la pop-star américaine Ariana Grande vers 22H30 (21H30 GMT).

«Nous savons qu'un terroriste isolé a fait détoner un engin explosif à l'une des sorties de la salle, choisissant délibérément l'endroit et l'heure pour causer un maximum de victimes, dont de nombreux enfants et jeunes», a souligné la première ministre britannique Theresa May dénonçant «une attaque terroriste épouvantable».

Des milliers d'enfants, parfois âgés de moins de dix ans, et d'adolescents assistaient au concert et ont fui les lieux, paniqués, après l'explosion.

Mardi, de nombreux parents étaient toujours à la recherche de leurs enfants, alors qu'une structure d'accueil a été mise en place au stade de football de Manchester City pour apporter un soutien aux victimes et aux proches.

Peu avant midi, l'attaque n'avait pas encore été revendiquée. «Je peux confirmer que l'assaillant est mort» dans l'attaque. «Il portait un engin explosif improvisé qu'il a détoné pour causer cette atrocité», a déclaré Ian Hopkins, commissaire de police de Manchester à la presse.

«Nous pensons à ce stade que l'attaque a été menée par un homme. La priorité sera d'établir s'il a agi seul ou s'il a reçu l'appui d'un réseau», a-t-il ajouté, sans donner d'autre détail sur l'identité de l'assaillant.

«La police et les services de renseignement pensent connaître l'identité, mais ne peuvent confirmer son nom à ce stade», a précisé Theresa May.

L'explosion a provoqué des scènes de panique dans la salle de concert, mais aussi dehors, où des parents attendaient la sortie de leurs enfants.

«Barbare»

«Il y avait beaucoup d'enfants et d'adolescents. C'est une tragédie», a déclaré à l'AFP Stephanie Hill, venue assister au concert avec sa fille Kennedy.

«Les gens tombaient les uns sur les autres dans l'escalier. C'était le chaos complet. On voulait sortir de là le plus rapidement possible car on pensait qu'il y aurait peut-être quelqu'un en train de tirer sur la foule», a raconté Kennedy.

«Ma maman m'a dit que c'était peut-être une explosion due au gaz, mais lorsqu'on a appris que c'était un attentat terroriste, j'ai eu très peur», a déclaré à l'AFP Grace Trippitt, 11 ans, qui a également assisté au concert avec sa mère.

La ministre britannique de l'Intérieur Amber Rudd a dénoncé une «attaque barbare visant délibérément parmi les plus vulnérables de notre société: des jeunes et des enfants sortis pour aller voir un concert pop».

«C'est une fois de plus la jeunesse, nos modes de vie, notre culture qui ont été attaqués», a dit son homologue français, Gérard Collomb, réagissant à cette attaque qui intervient un an et demi après l'attentat jihadiste contre la salle de concert parisienne du Bataclan qui a fait 90 morts.

«J'ai vu des pères porter dans leurs bras leurs petites filles en pleurs. C'était sans doute le premier concert pour beaucoup d'entre elles et probablement le dernier», a rapporté à l'AFP Sebastian Diaz, 19 ans.

C'est l'attentat le plus meurtrier à avoir frappé le Royaume-Uni depuis la série d'attaques suicide ayant fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés dans les transports londoniens en juillet 2005.

La campagne en vue des élections législatives du 8 juin a été suspendue jusqu'à nouvel ordre.

«Des losers»

A Manchester, la gare de Victoria, située juste à côté de l'Arena, était fermée et l'accès à la salle de concert barrée par un cordon de police jaune portant la mention «scène de crime, défense d'entrer».

Les blessés ont été dirigés vers huit hôpitaux de la ville, a indiqué la police.

«On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée», a raconté à la BBC Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur fille à la sortie du concert. M. Walker a dit avoir été blessé au pied par un éclat de métal et sa femme a été blessée à l'estomac.

L'attentat s'est déroulé deux mois jour pour jour après celui de Londres qui avait fait 5 morts. Un homme avait foncé dans la foule avec un véhicule et poignardé un policier avant d'être abattu, près du Parlement.

«Notre solidarité avec le peuple du Royaume-Uni est totale», a déclaré le président américain Donald Trump en condamnant cette attaque qui a largement occulté sa visite à Bethléem en Cisjordanie occupée.

«Tellement de jeunes gens magnifiques, vivants et aimant la vie, assassinés par des losers malfaisants», a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a exprimé sa «tristesse» et son «horreur». Le président français Emmanuel Macron son «effroi» et sa «consternation».

Le président russe Vladimir Poutine s'est dit prêt à «développer la coopération antiterroriste» avec la Grande-Bretagne après cet attentat «cynique et inhumain».

Une «attaque terroriste épouvantable»

La première ministre britannique Theresa May a affirmé que le gouvernement s'efforçait d'établir «les détails complets de ce qui est traité par la police comme une attaque terroriste épouvantable».

Mme May a annulé les activités de sa campagne électorale de mardi.

Le gouvernement devait convoquer une rencontre d'urgence du cabinet.

Le chef du Parti libéral démocrate, Tim Farron, a aussi modifié l'agenda de sa campagne, annulant une visite à Gibraltar.

S'il est confirmé qu'il s'agit d'une attaque terroriste, elle serait la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis des explosions dans le métro de Londres en 2005.

La Grande-Bretagne a subi ces dernières années plusieurs attentats terroristes, dont le plus grave a fait 56 morts le 7 juillet 2005, lorsque quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe ont frappé trois rames de métro et un autobus londoniens.  Avec AP

La Grande-Bretagne plusieurs fois visée par des attentats depuis 2005

L'action «terroriste» présumée qui a fait 19 morts et environ 50 blessés lundi soir dans une salle de concerts de Manchester fait suite à plusieurs attaques en Grande-Bretagne, dont la plus grave avait fait 56 morts en 2005.

Juillet 2005 : les transports londoniens visés

Le 7 juillet, quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés. Un groupe se réclamant d'Al-Qaïda revendique les attaques.

Quinze jours plus tard, quatre attentats manqués, au mode opératoire similaire, sont menés de manière coordonnée et quasi-simultanée dans trois rames de métro de Londres et dans un bus. Les bombes artisanales n'explosent pas en raison d'une erreur de calcul dans la fabrication des explosifs.

Selon la justice, les deux séries d'attentats sont liées.

Juin 2007 : à l'aéroport de Glasgow

Le 30 juin, une voiture-bélier remplie de bouteilles de gaz est précipitée contre le principal terminal de l'aéroport de Glasgow (Ecosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires, sans exploser. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s'être aspergé d'essence. Il décède un mois plus tard. Le passager, un médecin irakien, est arrêté. Il sera condamné en 2008 à la prison à vie.

La veille, deux Mercedes piégées, remplies de bidons d'essence, de bouteilles de gaz et de clous avait été découvertes garées près de Piccadilly Circus, au coeur de Londres. Un problème de connexion dans le dispositif de détonation avait empêché les deux voitures d'exploser, selon les enquêteurs.

Mai 2013: un soldat tué à Londres 

Le 22 mai, deux Londoniens d'origine nigériane renversent en voiture un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de tenter de le décapiter. Sur une vidéo filmée juste après l'agression, l'un des meurtriers déclare avoir voulu venger les "musulmans tués par des soldats britanniques".

Décembre 2015: dans le métro de Leytonstone

Le 5 décembre, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l'entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. L'attaque est qualifiée de "terroriste" par les autorités. L'auteur sera condamné à la prison à vie.

Le 22 mars, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement. L'attaque a fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique converti à l'islam, a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais Scotland Yard a dit ne pas avoir «trouvé de preuve d'une association» de Masood avec l'EI ou Al-Qaïda.

Scotland Yard a annoncé en mars que les services de sécurité britanniques avaient «déjoué treize tentatives d'attentat terroriste depuis juin 2013».




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