Trump fustige l'Iran... à nouveau

Donald Trump est devenu lundi le premier président... (AP, Evan Vucci)

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Donald Trump est devenu lundi le premier président américain en exercice à se recueillir devant le mur des Lamentations à Jérusalem, site de prière le plus sacré pour les juifs.

AP, Evan Vucci

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Jérôme Cartillier, Laurent Lozano
Agence France-Presse
Jérusalem

Donald Trump a dénoncé lundi avec virulence le rôle déstabilisateur de l'Iran lors d'une visite en Israël chargée en symboles et s'est recueilli devant le mur des Lamentations à Jérusalem, une première pour un président américain.

Le président américain, qui rêve de décrocher un accord de paix au Proche-Orient là où tous ses prédécesseurs ont échoué, a vu une «rare opportunité» dans la convergence d'intérêts entre les pays arabes et Israël face à l'extrémisme et à Téhéran.

«Mais nous ne pouvons y arriver qu'en travaillant ensemble. Il n'y pas d'autre solution», a-t-il mis en garde.

Évoquant un «nouvel effort» de paix entre Israéliens et Palestiniens, il a exprimé sa confiance, tout en ne donnant aucune indication sur la façon dont il entendait y parvenir.

«Ce n'est pas facile. J'ai entendu dire que c'était l'un des accords les plus difficiles qui soit à atteindre. Mais j'ai le sentiment que nous y arriverons», a-t-il lancé, au côté du premier ministre Benyamin Netanyahou.

Les signaux positifs, pourtant, sont maigres : la paix n'a pas paru aussi lointaine depuis des années.

Les dernières négociations israélo-palestiniennes, sous l'égide américaine, ont capoté en avril 2014.

Dans la lignée de ses virulentes déclarations à Ryad, où il a passé deux jours, M. Trump s'en est une nouvelle fois pris à l'Iran, estimant que la République islamique devait cesser «le financement, l'entraînement et l'équipement meurtriers de terroristes et de milices».

«L'Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais», a-t-il martelé, trois jours après la réélection haut la main du modéré Hassan Rohani à la présidence de l'Iran.

Il a de nouveau dénoncé l'accord sur le nucléaire négocié par son prédécesseur démocrate Barack Obama. «Au lieu de dire merci aux États-Unis, ils se sentent enhardis», a-t-il déploré.

En Israël, M. Trump trouve un pays préoccupé au plus haut point par l'influence de l'Iran, son soutien à des organisations comme le Hezbollah libanais, un des grands ennemis d'Israël, et ses activités nucléaires.

«Pour pouvoir rêver, nous devons pouvoir être sûrs que l'Iran soit loin, loin de nos frontières, loin de la Syrie, loin du Liban», a dit le président israélien Reuven Rivlin.

Dès son arrivée à bord du premier vol direct entre l'Arabie Saoudite et Israël, M. Trump avait exalté les «liens indestructibles» entre Israël et les États-Unis.

Recueillement

Le locataire de la Maison-Blanche a entrevu lundi les complexités israélo-palestiniennes en visitant le Saint-Sépulcre, lieu le plus saint du christianisme puis le mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs.

M. Trump est ainsi devenu le premier président américain en exercice à se rendre sur ce lieu.

Portant une kippa noire, il est resté longtemps immobile, la main droite posée sur le mur, avant de glisser, selon la tradition, un bout de papier dans les interstices des pierres. Ces papiers contiennent habituellement des prières ou des voeux.

Sa femme Melania et sa fille Ivanka, qui est aussi sa conseillère à la Maison-Blanche, se sont rendues dans la partie réservée aux femmes. Après avoir prié, cette dernière, convertie au judaïsme, a essuyé quelques larmes.

M. Trump s'est rendu au mur sans être accompagné d'un dirigeant israélien, une question qui avait soulevé un début de polémique avant sa visite.

Elle aurait pu être interprétée comme une reconnaissance de souveraineté israélienne sur les lieux de la part des États-Unis alors que l'administration américaine continue de considérer que le statut diplomatique de Jérusalem reste à négocier.

Après avoir prié, Ivanka Trump, convertie au judaïsme... (AFP, Heidi Levine) - image 2.0

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Après avoir prié, Ivanka Trump, convertie au judaïsme et tout de noir vêtue, a essuyé quelques larmes.

AFP, Heidi Levine

Au mur des Lamentations, la femme et la fille de M. Trump, Melania et Ivanka, qui est aussi sa conseillère à la Maison Blanche, se sont rendues dans la partie réservée aux femmes.

Après avoir prié, Ivanka Trump, convertie au judaïsme et tout de noir vêtue, a essuyé quelques larmes.

Avant cette visite historique sur ce site de prière le plus sacré pour les juifs, M. Trump et sa famille avaient visité le Saint-Sépulcre, lieu le plus sacré du christianisme, également situé à Jérusalem-Est.




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