Trump, victime de «chasse aux sorcières»?

Donald Trump, qui recevait jeudi à la Maison-Blanche... (Archives, Associated Press)

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Donald Trump, qui recevait jeudi à la Maison-Blanche le président colombien Juan Manuel Santos, a dû répondre à de nombreuses questions concernant ses relations avec la Russie, tout en se défendant d'avoir interféré dans l'enquête du FBI sur son ancien conseiller Michael Flynn.

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La Presse Canadienne
Washington

Donald Trump a dit accueillir «avec respect» la décision du procureur général adjoint Rod Rosenstein de nommer l'ancien directeur de la police fédérale américaine (FBI) Robert Mueller comme procureur spécial pour superviser une enquête fédérale sur la possible collusion entre la Russie et l'organisation électorale du président durant l'élection de 2016.

Toutefois, comme il l'avait fait plus tôt jeudi sur Twitter, il a déclaré qu'il faisait l'objet d'une «chasse aux sorcières».

Jeudi matin, il a même écrit qu'«avec tous les gestes illégaux commis pendant la campagne Clinton et l'administration Obama, aucun procureur spécial n'a jamais été nommé». Il n'a fourni ni exemple ni preuve concernant ces «gestes illégaux». Il a ajouté que cette nomination divisait le pays.

Au cours d'une conférence de presse avec son homologue de la Colombie, Juan Manuel Santos, M. Trump a maintenu sa position : il n'y a eu aucune collusion entre lui et la Russie au cours de la campagne.

Il a ensuite ajouté que même «ses ennemis le reconnaissent». Il n'a pas précisé s'il parlait de ses ennemis personnels ou des ennemis des États-Unis.

«Croyez-moi, il n'y a pas de collusion, a-t-il insisté. La Russie est bien, mais qu'il s'agisse de la Russie ou d'un autre pays, ma plus grande priorité, croyez-moi, ce sont les États-Unis.»

À un journaliste qui lui demandait s'il avait réclamé à l'ancien directeur du FBI, James Comey, qu'il cesser l'enquête sur les liens entre la Russie et le premier conseiller à la sécurité nationale de la présente administration, Michael Flynn, Donald Trump a simplement répondu: «Non! Non!» avant de réclamer la «prochaine question».

Le président américain s'est même dit surpris par la réaction suscitée par sa décision de limoger M. Comey. «Je pensais que j'aurais l'appui des deux partis. Même les démocrates, pas seulement les républicains, racontaient d'horribles choses sur lui», a-t-il lancé.

Selon le président, il est «ridicule» de penser que les allégations contre lui se concluront par une procédure de destitution.

Mueller puissant

La nomination confère à M. Mueller - qui dirigeait le FBI quand les attentats terroristes du 11 septembre 2001 sont survenus - de très amples pouvoirs afin qu'il détermine si des responsables de la campagne du président Trump ont comploté avec le Kremlin pour influencer l'issue du scrutin.

M. Mueller aura aussi l'autorité de lancer des poursuites pour tout crime qui pourrait être découvert au cours de l'enquête fédérale.

Ce vaste mandat inclut en outre «tout enjeu qui émergera ou pourrait émerger directement de l'enquête».

Cette nomination survient alors que les voix se multipliaient, dans les rangs des démocrates, pour qu'une personne qui ne relève pas du département de la Justice chapeaute l'enquête.

Mardi, l'existence d'une note de James Comey voulant que Donald Trump lui ait demandé de mettre fin à toute démarche visant l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn a suscité l'émoi.

La Maison-Blanche a toutefois démenti cette information.




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