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Grèce: la grève générale pour dénoncer l'austérité se termine dans la violence

Un rassemblement anti-austérité a dérapé dans la violence... (AFP, Angelos Tzortzinis)

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Un rassemblement anti-austérité a dérapé dans la violence à Athènes, mercredi.

AFP, Angelos Tzortzinis

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Elena Becatoros, Derek Gatopoulos
Associated Press
Athènes

Un rassemblement anti-austérité a dérapé dans la violence à Athènes, mercredi, alors qu'une grève générale paralysait les services de transport et les vols aériens, notamment, et que des milliers de protestataires étaient réunis pour manifester un peu partout dans le pays.

Un petit groupe de manifestants a lancé des cocktails Molotov en direction de policiers antiémeute alors que les rassemblements qui avaient lieu dans la capitale venaient de se terminer. Les autorités ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène.

Ce dénouement violent est survenu au terme de manifestations pacifiques ayant rassemblé environ 12 000 personnes.

Tout près, des agents de police qui protestaient ont bloqué l'entrée du bâtiment abritant le ministère des Finances.

Les élus grecs s'apprêtaient à adopter de nouvelles réformes qui imposeront des années supplémentaires d'austérité à une population excédée.

La grève avait été organisée par les syndicats pour dénoncer les mesures d'austérité qui seront imposées après la fin du troisième plan de sauvetage de la Grèce, l'an prochain, et qui prévoient une réduction des régimes de retraite et des hausses d'impôts.

Le gouvernement de coalition mené par la gauche a accepté ces réformes, dans le cadre d'une entente avec ses créanciers internationaux. Sans ces fonds, la Grèce pourrait se retrouver de nouveau acculée à la faillite d'ici quelques mois.

Des milliers de manifestants ont défilé dans les rues du centre d'Athènes, se dirigeant vers le parlement dans une série de rassemblements divers. Ces derniers faisaient partie du mouvement de grève générale.

«Combien vaut la vie d'un policier grec?»

Des membres d'un syndicat de police ont brandi une bannière sur laquelle on pouvait lire «Combien vaut la vie d'un policier grec?» un slogan écrit à la fois en allemand et en grec.

Les hôpitaux publics fonctionnaient uniquement avec le personnel d'urgence, tandis que les transports en commun étaient paralysés. Les trains de banlieue ne roulaient pas, ni le métro qui relie Athènes à l'aéroport. Plusieurs grandes artères de la capitale étaient engorgées de voitures.

Les tribunaux étaient fermés, tout comme de nombreux bureaux gouvernementaux. Les contrôleurs aériens ont déclenché une grève de quatre heures au beau milieu de la journée, entraînant l'annulation ou le retard de plus de 150 vols. Les traversiers resteront à quai jusqu'à vendredi soir en raison d'une grève de quatre jours des marins.

Au parlement, les élus débattaient des mesures d'austérité, notamment des coupes dans les régimes de pension pour 2019. Un vote était prévu tard jeudi soir.

Le taux de chômage en Grèce est actuellement d'environ 23 %.




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